Un gang de ravisseurs a bloqué avec une Renault Kangoo transportant un collégien d’origine indienne. Ayant raté leur coup, ils ont eu les forces de l’ordre sur le dos.

Une escouade de ravisseurs est passé de chasseur à proie à Amba­tobe hier. La bande a tenté d’enlever un collégien d’origine indienne  lorsque l’attaque d’un Véhicule Utilitaire Sport (SUV) de marque Renault Duster, à bord duquel se trouvait la victime, a tourné court. Emportés par la panique lorsque le véhicule pris pour cible a échappé à leur guet-apens,  les kidnappeurs, désemparés, ont pris la fuite dans un sauve-qui-peut, craignant de se retrouver nez-à-nez avec les forces d’intervention. Ils ont du coup abandonné sur les lieux du crime une fourgonnette de marque Renault Kangoo qu’ils ont utilisée dans ce rapt ayant tourné court. Une présence policière aux abords des établissements scolaires des environs, après les folles rumeurs de vaccination manu-militari qui ont provoqué un tollé général la veille, a donné du fil à retordre au gang armé. À peine cinq minutes après la tentative, des éléments du commissariat de police du huitième arrondissement, prépositionnés à  proximité d’une station-service, sont venus à la rescousse. Le moteur de la Renault Kangoo du gang armé était encore  allumé lorsque la police a débarqué. Ses occupants avaient déjà, en revanche, réussi à s’évanouir dans la nature.

Ruse
La tentative d’enlèvement a été perpétrée dans l’après-midi aux alentours 15 heures. Ramassé par son chauffeur, le collégien allait regagner son foyer lorsqu’il a échappé in extremis aux griffes des malfaiteurs. Ils empruntaient la descente
en lacet qui débouche d’Ambatobe lorsque les bandits leur ont coupé la route avec la Renault Kangoo à la sortie d’un virage.
Pris au piège, le chauffeur a tant bien que mal réussi à se frayer un passage étroit. Arrivé en aval, il s’est engouffré dans une voie de desserte qui s’étrangle dans le quartier mais les malfaiteurs, plus préoccupés à prendre la fuite que mettre la main sur leur proie, ne l’y ont pas suivi.
« J’ai repéré trois individus désemparés courir  dans  la rue lorsque l’enlèvement a échoué. Telle une bête traquée craignant de se faire abattre, l’un d’eux s’est introduit dans une épicerie pour se cacher sous une table alors que ses deux acolytes ont pris les jambes à leur cou. Le premier est sorti pour les suivre après le passage d’une camionnette », lance Yvette Rasoanirina, témoin oculaire des scènes. « Pour brouiller les pistes, les fuyards se sont fait passer pour des victimes de l’acte de banditisme qui venait d’être commis. Ils n’ont par pour autant réussi à me  duper. Ils étaient tout ce qu’il y avait de plus suspects avec les blousons pleins de poches qu’ils portaient. Des armes y étaient très certainement dissimulées », lance la riveraine.
Après l’arrivée de la police, des  gendarmes venus à bord de deux pick-up et de motos ont passé au peigne fin les environs mais les recherches se sont avérées infructueuses.
La cellule mixte d’enquête, basée à la brigade spéciale de la gendarmerie est saisie de l’affaire.

Seth Andriamarohasina