La semaine dernière, la note d’interdiction, émise par le ministère de la Jeunesse et des Sports le jeudi 5 octobre, a été levée. Celle-ci interdisait la tenue de toute mani­festation en raison de l’épidémie de peste pulmonaire. Plusieurs événements ont ainsi été reportés, dont l’Open International de tennis, qui devait s’étaler du mardi 10 au dimanche 15 octobre.
Aujourd’hui, le Country Club a décidé d’annuler définitivement l’édition 2017. « Il n’y aura pas d’Open International cette année. On ne peut pas aller au-delà du 10 décembre. Or, organiser un tel événement dans un délai de moins d’un mois, ne serait pas sérieux. Le délai est trop court, notamment pour obtenir les billets d’avion des invités en provenance de l’étranger et pour la logistique. La question de la disponibilité des joueurs se pose également », regrette Josoa Rakotonindriana du Country Club.
Si l’on table sur cette date du 10 décembre donc, le tournoi aurait pu se tenir durant la première semaine du mois prochain, soit du 5 au 10 éventuellement. Sauf que d’ici le 5, il ne reste que trois semaines.
En vingt-et-un jours, c’est difficile et même impossible de bien organiser une compétition de cette ampleur. Surtout avec plusieurs joueurs venant de l’extérieur. Sans oublier que décembre rime avec saison pluvieuse, contrairement à octobre.
« Entre le mois d’octobre et le mois de décembre, c’est totalement différent, avec l’arrivée des pluies », poursuit Josoa Rakotonindriana. On parle ici d’un tournoi sur terre battue, en outdoor. Les matches ne seraient pas à l’abri des précipitations donc. Le programme risque ainsi d’être fortement chamboulé dans le cas où la pluie ferait son apparition, ce qui est très probable.
Fort heureusement pour le Country Club, ses nombreux partenaires ont déjà réitéré qu’ils soutiendront toujours l’événement pour l’an prochain.
De quoi préparer au mieux l’édition 2018 donc, en espérant que des mesures soient prises par l’Admi­nistration pour éviter une nouvelle propagation de la peste ou d’une autre mala­die à cette période de l’année. « Les sponsors sont OK pour 2018. Nous sommes déjà en train de peaufiner le calendrier », conclut Josoa Rakotonindriana.

Haja Lucas Rakotondrazaka