Une redécouverte de l’histoire, de la civilisation et de la culture de notre pays. Le symposium qui s’est tenu à Ivato contribue à l’éveil intellectuel du peuple malgache.

Trois jours de concertation purement scientifique, afin de mettre en lumière l’essence même de la culture malgache. C’est ainsi que s’est manifesté cet événement qui a animé le Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato.
Une bonne quarantaine de thématiques ont été abordées tout au long des trois jours de ce rendez-vous d’envergure internationale qu’était le Symposium d’histoire, civilisation et culture. Au-delà de ces trois jours, cinq actes importants ont été adoptés d’une manière consensuelle par les sommités scientifiques nationales et internationales présentes.
Des actes qui contribuent tous, dans leur grande majorité, à un renouveau, à une nouvelle approche, voire une nouvelle interprétation de nos origines. « Asie du Sud-Est, Madagascar. L’odyssée d’un peuple de la mer », c’est à partir de ce thème général que ce symposium international inédit a suscité l’intérêt de diverses personnalités scientifiques sur l’importance de mettre en lumière, à l’occasion, l’essence même de notre histoire, de notre civilisation, ainsi que de notre culture.
Pour clôturer cet événement, les éminents participants à ce congrès ont ainsi mis en exergue en cinq actes à partir d’une représentation méthodique et savante les fondements de notre identité culturelle.

Respect pour le passé
Entrevoir l’avenir, en se penchant sur le passé, c’est à travers ce leitmotiv que cet événement a fédéré ses participants à contribuer à cette valorisation de l’histoire.
Initié par l’Académie nationale malgache, ce symposium international a vu se relayer face à son auditoire, des académiciens,  des archéologues, des historiens, des ethnologues, des paléontologues, mais aussi des enseignants chercheurs .
Le premier acte retenu suite à ce symposium concerne ainsi « l’adoption d’une chronologie longue a minima au Vè siècle avant Jesus Christ (JC) et probablement jusqu’au 3ème millénaire avant J-C ». Autre-ment dit, d’un consensus sur une chronologie consensuelle de notre histoire dans ce laps de temps déterminé.
Le second acte confirme le fait que « les premiers habitants de Madagascar sont les descendants des premières navigations hauturières de l’humanité ». Un second acte qui complète le troisième sur le fait que « les fondamentaux de l’histoire de Madagascar, considérant l’ensemble des communications énoncées durant le symposium, appartiennent résolument aux populations de parler austronésien ». Le quatrième acte prend en compte « la présence du travail du fer dès le premier millénaire après J-C à Madagascar ».  Tandis que le cinquième acte confirme « l’apport culturel en provenance de l’Afrique.

Andry Patrick Rakotondrazaka