Les bruits courent quant à une semaine chômée et payée durant le 16e sommet de la Francophonie. Le Président Hery Rajaonarimampianina n’a encore rien confirmé.

Les réponses du Président de la Répu­blique à des questions sur une éventuelle semaine chômée et payée, durant le 16ème sommet de la Francophonie laissent perplexe. « Si une telle décision est prise, des explications seront apportées », répond-t-il dans un premier temps, avant de continuer que « çà n’a pas encore été discuté au conseil des ministres
et aucune décision n’a été prise ». C’était au village de la Francophonie, hier, dans le cadre de la visite du chantier.
Des indiscrétions affirment, pourtant, que cette décision aurait été l’objet de discussion au niveau du gouvernement, «afin d’assurer la fluidité de la circulation» du 22 au 27 novembre, où plus de 3 000 personnes seront attendues dans la capitale. Joint au téléphone, Maharante Jean de Dieu, ministre de la Fonction publique et de la reforme de l’administration, du travail et des lois sociales, l’a nié. Il affirme que cette semaine chômée n’a même pas été envisagée.
Impact
Une semaine chômée et payée fera sûrement plaisir aux travailleurs, autant  ceux du secteur privé que ceux de la Fonction publique, qui toute l’année, se sont contentés des jours feriés ordinaires programmés au tout début de l’année. Le secteur privé ne se soumettra probablement pas à une telle décision. « C’est impossible, vous vous rendez compte des impacts d’une semaine chômée  Surtout qu’après, nous allons être poursuivis pour les taxes et les
impôts », a souligné Fredy Rajaonera, président du syndicat des industriels de Madagascar (SIM), qui souligne qu’il n’a pas encore été consulté sur cette «pause francophonie», ni d’autres entrepreneurs d’ailleurs.
Ce qui est sûr, pour le moment, c’est que les écoliers, les collégiens et les lycéens seront en vacances du 21 au 26, toujours dans le souci de la bonne  marche de ce Sommet. Célin Rakotomalala, le directeur National des Ecoles privées affirme, quant à lui, que plusieurs établissements scolaires, dont les écoles d’expression française ne suivront pas ce calendrier du ministère de l’Éducation nationale (MEN). « Nous avons déjà été en pause pendant deux semaines, pour les vacances de la Toussaint.
Si on rajoute une semaine de suspension de cours, ceci aura un impact sur l’achèvement des programmes. Malgré cela, nous allons suspendre les cours, pendant un ou deux jours,
pour des activités en marge de cet évènement », explique un responsable d’une école d’expression française à Ivandry. Le MEN précise pourtant, que c’est une décision prise avec les écoles privées. Toutefois, il n’envisage pas de sanctionner ceux qui continueront à donner des cours, durant ce sommet.

Miangaly Ralitera