Madagascar est  encore la lanterne rouge. Elle a du mal à se positionner en matière d’attractivité en investissement minier.

Non classé. Madagascar ne figure nulle part dans la dernière version 2016 du classement Fraser Institute qui a été publié ce mois-ci. En cause, l’insuffisance de données sur plusieurs critères, selon les explications publiées par l’institut. Or, c’est l’un des classements mondiaux les plus importants pour le secteur minier car il sert de document de référence pour les investisseurs miniers sérieux dans leur prise de décisions. On y classe les pays miniers suivant leur attractivité d’investissements.
Il faut savoir que pour établir son classement, Fraser Institute prend entre autres en considération les critères tels que les données sur l’Administra­tion, l’interprétation des législations en vigueur;
le système juridique, le régime fiscal, le foncier, les infrastructures, le développement socioéconomique et les exigences des communautés concernées, les législations concernant les douanes, le commerce, la stabilité politique ou encore la qualité de la main-d’œuvre…

Causes
À ce sujet, Daniella Andriafeno, secrétaire exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) a avancé qu’: « actuellement on se retrou­ve dans une période transitoire, notamment sur le plan législatif. Madagascar est encore en plein processus de réforme en ce qui concerne par exemple le cadre légal, qui figure notamment parmi les critères pris en compte dans cette classification ». Néanmoins, concernant la publication des informations relatives au secteur minier du pays,  cette dernière a tenu à rassurer que « des efforts sont entrepris en ce sens à travers les rapports publiés par l’IETI », indique-t-elle.
D’autre part, selon l’avis d’un consultant en droit des affaires exerçant à Madagas­car : « Les lois sur les investissements en vigueur dans le pays  freinent l’enthousiasme des investisseurs. Les lois sont trop rigides et inadaptées au contexte national actuel. On y ajoute la lenteur, notamment dans le processus de refonte du code minier par exemple », déplore t-il. À cet effet, une évolution législative est de mise « Madagas­car devrait accélérer sa réforme judiciaire et favoriser la mise en place d’un environnement juridique plus souple », préconise ce dernier.

Soa Mihanta Andriamanantena