La municipalité l’a promis. Les nouveaux logements sociaux commencent à sortir des terres saint-andréennes avec le groupe d’habitations «Les fougères».

Localisée dans le secteur Rio, à proximité du centre-ville, la résidence, au ton bleu, a une architecture moderne. Et si des fleurs sont déjà installées aux balcons de ces maisons mitoyennes, c’est parce que les 52 logements du parc «Les fougères» ont été loués peu de temps après la livraison du projet, au début de l’année 2017. La mairie et le bailleur social ont donné la priorité aux Saint-Andréens.
«Il existe un contrat de confiance établi dès 2014 entre la mairie et les administrés qui demandent des cases à terre», selon Jean-Marie Virapoullé, adjoint délégué à la lutte contre l’habitat indigne.
L’élu a inauguré la résidence, avant-hier, en assurant que 138 autres maisons de ville à caractère social seront livrées d’ici 2020 à Champ-Borne, Cambuston et Mille Roches.
L’occasion pour Jean-Marie Virapoullé d’insister sur les efforts réalisés par la mairie : «On a peu communiqué, mais beaucoup agi. À mi-mandat, il est temps de valoriser notre travail.»

Règles de vie
La troupe théâtrale de Conflore a sensibilisé les habitants de ces logements allant du T3 au T5 au respect des règles de vie commune. «Nous avons voulu insister sur les nuisances sonores et les dégradations», ajoute Jean-Marie Virapoullé. Les 9 400 m² du parc ont été rachetés au voisinage composé de propriétaires de terrains privés : «Il a fallu respecter cette contrainte d’intégration, donc les maisons comptent au plus un étage et des combles, indique Freddy Pedil, responsable des activités de construction de la Sodiac. Il y a aussi une volonté d’améliorer la qualité des logements sociaux, Les Fougères sont dotés d’une certification environnementale qui n’est pas obligatoire.»
À l’architecte Georges Torcatis d’enrichir l’argumentaire de ces logements traversants, «carrelage au sol, salle d’eau à chaque étage, brasseurs d’air, qualités thermique et biodynamique.» Le tout pour un investissement de près de neuf millions d’euros, dont une partie financée par l’État dans le cadre de la ligne budgétaire unique.

© JIR