La brigade criminelle section 3 a arrêté un facebooker présumé auteur de la diffusion de la rumeur sur la vaccination contre la peste.

Sanction. Un jeune facebooker de 24 ans a été déféré à la prison d’Anta­ni­mora, hier. Il est l’un des présumés auteurs de la rumeur sur la vaccination contre la peste au niveau des établissements scolaires, laquelle créé une panique générale dans les écoles, la semaine dernière. « Ce scénario a été monté de toutes pièces. Selon ses dires, il l’a compilé avec des informations qu’il a recueillies sur les réseaux sociaux. Il aurait fait çà pour focaliser l’attention sur lui », rapporte un enquêteur de la brigade criminelle section 3, hier.
Ce jeune homme a publié sur les réseaux sociaux, la vaccination obligatoire contre la peste dans les écoles, effectuée par le personnel du ministère de la Santé publique, accompagné des éléments de l’État major mixte opérationnel de la région Analamanga (EMMO-REG). Cela a engendré une grande terreur chez les parents qui se sont empressés de chercher leurs enfants à l’école, jeudi. Ils ont été violents dans des écoles comme à Ambohipo, à Avaradoha, à Anosibe ou encore à Antanimbari­nandriana. Mardi, la même agitation s’est produite à Ambohimangakely et à Ambohimanambola.

Imposteurs
La brigade criminelle section 3 a arrêté ce facebooker, vendredi. Les résultats de l’enquête auraient conclu à la non existence de véhicule tout terrain ayant transporté des éléments des forces de l’ordre et des médecins dans des écoles.
Le préfet de police d’Anta­nanarivo, le général Angelo Christian Ravelo­narivo, joint au téléphone, affirme le contraire. « Des imposteurs se sont fait passer pour des médecins et des éléments des forces de l’ordre. Ils ont fait le tour de certaines écoles. Ils étaient passés un peu partout, comme aux environs d’Itaosy. Ils ont opéré pour la dernière fois à Ambohidratrimo, jeudi. Des barrages ont été placés pour les arrêter sur la route reliant Antananarivo et Mahajanga, malheureusement, ils ne les ont jamais franchis », explique-t-il.
Les vrais fauteurs de troubles continuent, ainsi, à vivre librement dans la nature. La recherche de toutes personnes inculpées dans cette diffusion de rumeur se poursuivrait.
Le procès de ce facebooker se tiendra le 24 novembre.

Retour à la normale

Les écoles publiques à Antananarivo ont retrouvé leur rythme normal, hier. Le taux d’absentéisme a fortement baissé, selon des directeurs, entres autres, ceux des collèges d’enseignement général d’Anosibe et d’Antanimbarinandriana et de l’école primaire publique à Ankadivato. Vendredi, le lendemain de la panique à Antananarivo-ville, le taux d’absentéisme des élèves a atteint 80% dans quelques écoles. Chaque établissement a convoqué les parents d’élèves à une réunion afin de les rassurer.

Miangaly Ralitera