Jugé après s’être fait prendre pour vente de  drogue vendredi, un Malgache a écopé de 4 mois de prison ferme.  Sans abri, il a déjà huit mentions dans son casier.

La prison ferme. Pris en flagrant délit pour revente de drogue, un  Malgache de 19 ans, déjà frappé de huit mentions dans son casier judiciaire et vivant dans la rue selon ses propres mots lors de son procès, a écopé de quatre mois de prison ferme. L’audience s’est tenue hier à Toulouse en France. Le jeune homme s’est fait coincer vendredi par les enquêteurs de la brigade anti-criminalité. Ces policiers intervenaient dans le cadre d’un vol à main armée,  lorsque l’attitude suspecte du Malgache leur a mis la puce à l’oreille.
Selon un article publié hier dans le journal en ligne La dépêche.fr, le quidam se serait attiré les foudres de la police en accostant un « acheteur », a qui il aurait tenté de vendre du cannabis. Sitôt interpellé, il a été soumis à une fouille et un examen de situation, lesquels ont permis aux éléments  de la brigade  anti-criminalité de mettre la main sur quatre pochons de chanvre indien, d’un poids total de 7 grammes, ainsi que 320 €.  Embarqué  au commissariat où il a été soumis au feu roulant des questions, le Malgache a avoué que les liquidités retrouvées sur lui  provenaient de la revente de cannabis. Essayant de se disculper, il a néanmoins confié que ce serait sa première transaction dans la filière. Un propos qui n’a pas laissé indifférent le président du tribunal correctionnel  Didier Suc. «Vous devez inspirer confiance pour que l’on vous donne de la drogue comme çà, alors que vous dites que c’est la première fois», s’est il adressé à l’accusé.

Délinquance ancrée
«Je n’ai qu’une seule parole, çà doit être pour çà qu’on me fait confiance», a rétorqué le jeune homme. Pour mieux susciter la clémence de la cour, il a enchaîné en faisant part du « calvaire » qu’il traverse. «Je suis à Toulouse depuis trois semaines. Je me suis retrouvé à la rue. Du coup, je me suis dit pourquoi pas», a-t-il poursuivi en haussant les épaules.
Le casier judiciaire déjà chargé, pour un individu de son âge, a troublé la procureure Chastenet. S’inquiétant de la situation du suspect, elle craint que celui-cis’enfonce dans la délinquance, bien loin d’une quelconque insertion. De ce fait, elle a requis quatre mois de prison avec maintien en détention, en plus de la confiscation des 320 € retrouvés sur lui.
Bien que la procureure lui ait donné du fil à retordre, Me Justine Rucel, avocate du Malgache, a tant  bien que mal, essayé de renverser la vapeur. « La procédure de comparution immédiate, avec les deux nuits de mise en garde à vue, que mon client a passées au commissariat de Seysses ne sont-elles pas déjà assez dissuasives  », a-t-elle plaidé. Les peines préconisées  ont été néanmoins maintenues par la cour.

Andry Manase