La réunion de la Commission des droits de l’homme du Libéral international a permis au leader national de l’ADN d’évoquer la culture de l’impunité. De fait, Madagascar figure parmi les pays africains qui en subissent les conséquences néfastes.

Edgard Razafindravahy a présenté afin d’être débattue la violation des droits de l’homme à Madagascar et en Afrique, par les agissements de ceux qui foulent aux pieds les lois fondamentales, n’étant pas du tout sanctionnés et se prévalant d’impunité. Le président national de l’Arche de la Nation (ADN) entend montrer par la pratique le fait d’être membre de la commission pour la défense des droits de l’homme au sein du libéral International (LI) en portant au plus haut degré des instances internationales la voix du peuple malgache.
De fait, Edgard Razafindravahy a défendu les droits de l’homme à Madagascar au  cours de la réunion de la Commission des droits de l’homme au sein du LI qui s’est tenue du 29 novembre au 3 décembre à La Haye (Pays-Bas). Il a insisté sur la nécessité absolue d’éradiquer la culture de l’impunité. Une résolution dans ce sens a ainsi été prise, laquelle sera présentée devant l’Union européenne et l’ONU. Edgard Razafindravahy estime, à juste titre, que l’existence de ces personnes qui s’arrogent l’impunité constitue un frein au développement du pays.
Le déplacement du président national de l’ADN a été aussi l’occasion de rencontres et d’échanges d’expériences avec diverses personnalités d’envergure internationales. On peut, par exemple,  mentionner ses discussions avec la juge Silvia Fernandez De Gurmendi, présidente de la Cour internationale contre les crimes (ICC), et les chefs d’État européens faisant partie de la Fédération des partis libéraux de l’Europe (ALDE) tels que Hans Van Balen, président de l’ALDE et député européen. La rencontre d’Edgard Razafindravahy a été particulièrement  chaleureuse.

Le chef de file de l’ADN a rencontré Zoran Sapuric, ministre de la Macédoine.

Le chef de file de l’ADN a rencontré Zoran Sapuric, ministre de la Macédoine.

 

Diktat de l’impunité
En fait, trois points essentiels ont été débattus lors de cette réunion de la Commission des droits de l’homme au sein du Libéral international de La Haye, à savoir le droit international, les droits d’association et la liberté d’expression, et l’esclavage à but lucratif comme ce qui s’est passé actuellement en Lybie.
L’ADN a surtout mis l’accent, par l’intermédiaire de son leader national, sur l’existence de l’impunité en Afrique, en particulier à Madagascar. L’assistance a été particulièrement intéressée par l’exposé clair d’Edgard Razafindravahy lequel a démontré que la culture de l’impunité est un obstacle au respect des droits de l’homme.
Markus Löning, président de la Commission des droits de l’homme au sein du LI, en même temps député européen et vice-président de l’ALDE, a mis en exergue le caractère malsain de l’impunité lors du débat.
« Les catégories de personnes se prévalant de l’impunité font totalement de l’ombre au développement sous toutes ses formes car elles se croient être au-dessus de la loi. Les droits de l’homme sont bafoués, chez nous à Madagascar,  comme ceux qui ont été dépossédés de leurs terres, ceux qui endurent les violences et l’insécurité. Il y a détournement de deniers publics, jusqu’à  s’abriter dans le milieu politique afin de protéger et agir malhonnêtement, et tant d’autres malversations », a rapporté Edgard Razafindravahy.

La réunion a discuté le droit international, le droit d’association et la liberté d’expression, ainsi que l’impunité et l’esclavage.

La réunion a discuté le droit international, le droit d’association et la liberté d’expression, ainsi que l’impunité et l’esclavage.

Union européenne et Nations unies 
Les discussions ont été très ouvertes et intéressantes au cours de cette réunion de La Haye. C’est le cas effectivement pour le droit international, discussions au cours desquelles ont pris part d’éminents juristes internationaux comme Steven Van Hoogsgraten, de l’Institut de justice international de La Haye, ou Louisewies van Der Laan, député européen et spécialiste de doit international, ou encore Ilhan Kyuchyuk, membre du Parlement européen et vice-président de l’ALDE.
Des résolutions prises lors de la réunion seront présentées et remises à l’Union européenne et aux Nations unies en mai 2018. Des solutions ont été proposées pour le respect des droits de l’homme face à l’impunité, à l’esclavage en Lybie, et concernant le droit d’association et la liberté d’expression.

Volet économique
Lors de cette tournée internationale, Edgard Razafindravahy n’a pas manqué de se pencher sur d’autre sujets importants, comme le volet économique, ce afin d’apporter des expériences pour Madagascar. Ainsi, le concept de bonne gouvernance avait été longuement débattu à l’occasion la 199è réunion du comité exécutif du LI à Johannesburg (Afrique du Sud) en novembre dernier.
Le sujet a de nouveau été évoqué lors de la rencontre entre le leader de l’ADN et la présidente de l’ICC.
Par ailleurs, lors du congrès de l’ALDE, le respect de l’État de droit a été au centre des  discussions d’Edgard  Razafindravahy avec les chefs d’État des partis libéraux de l’Europe.

Entretien avec le Premier ministre luxembougeois, Xavier Bettel.

Entretien avec le Premier ministre luxembougeois, Xavier Bettel.

Ainsi, Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg, a montré sa volonté d’aider le parti ADN et son chef de file dans sa lutte contre l’impunité. Les deux parties ont également évoqué  les solutions pour le développement économique du pays.
« C’est encourageant de constater l’intérêt que le Premier ministre du Luxembourg porte sur Madagascar », affirme le leader national de l’ADN.
Edgard Razafindravahy assistera et prendra part à diverses réunions au niveau international, en 2018, en tant que membre de la Commission des droits de l’homme au sein du LI. Il s’efforcera de défendre les droits de tous les Malgaches, pour que chaque citoyen soit effectivement le centre du développement du pays et qu’il ne soit plus victime des personnes se prévalant de l’impunité.

Avec Stevens Mokgalapa, président du parti libéral africain.

Avec Stevens Mokgalapa, président du parti libéral africain.

Texte : Andry Rialintsalama - Photos fournies