Le parti ADN reprend sa grande marche pour la refondation dans le pays Betsileo. Droit dans ses convictions, le parti libéral table sur une refondation basée sur le fédéralisme approprié (Federalisma Sahaza).

Retour à la base. Conduit par Edgard Razafindravahy, son chef de file national du parti Antoka sy dinan’ny Nosy – Arche de la nation  (ADN), repart à la rencontre de la population locale. Le parti libéral a repris sa grande marche pour la refondation dans les régions Amoron’i Mania et Haute-Matsiatra
L’ADN a fait sa rentrée politique de manière remarquée dans le pays Betsileo. Après une année marquée par des succès à l’échelon international, ce parti libéral revient à ses bases pour consolider les acquis et continuer sa marche vers ses objectifs fondamentaux, en l’occurrence la refondation nationale et la mise en place du fédéralisme approprié.

Le changement de système est impérieux pour apaiser les tourments des Malgaches.

Le changement de système est impérieux pour apaiser les tourmentsdes Malgaches.

Le succès de l’ADN s’est, entre autres, traduit par la décision de l’International Liberal de faire élire Edgard Razafindravahy, en tant que l’un des 22 membres de sa Commission des droits de l’homme. Une consécration personnelle pour le chef de file national, mais aussi, collectif pour les membres de l’ADN qui confirme en plus sa crédibilité internationale et celle de son programme, des valeurs et des idées qu’il défend. L’Arche de la nation a, en effet, fait le choix de transcender le clientélisme politique pour se consacrer, sans concession, à la lutte pour le bien-être de la population.
Une voie qui passe par une nouvelle pratique politique où l’éthique, la droiture et la probité, valeurs rares dans le monde politique malgache actuel, sont les maîtres mots de son chef de file et de ses membres.

La population de Fianarantsoa a répondu présent en nombre à l’invitation de l’ADN.

La population de Fianarantsoa a répondu présent en nombre à l’invitation de l’ADN.

Changement de système
C’est ce choix d’une nouvelle pratique politique et de celle d’éclairer le chemin qui mènera vers le bien-être de chaque ménage qui a amené le parti ADN, son chef de file national en tête, à sillonner dix-neuf régions de Madagascar depuis trois ans. Des descentes sur terrain pour écouter et échanger avec la population locale. Pour connaître à la base, à la source, les aspirations, les besoins, les inquiétudes des citoyens.
Ces rencontres ont renforcé la conviction du parti libéral qu’une refondation est nécessaire afin de vaincre les maux qui rongent le pays et le mettent à genou. Une refondation qui, selon les aspirations des Malgaches, devra démarrer par un changement de système étatique de l’État unitaire vers le fédéralisme approprié. Conforté par ses échanges avec la population locale, l’Arche de la nation s’attèle à convaincre les forces vives du pays et les citoyens que « le fédéralisme approprié est le mieux pour le pays».
À Amoron’i Mania et dans la Haute-Matsiatra, Edgard Razafindravahy a expliqué que « dans un pays, le problème est, soit les dirigeants, soit la structure de l’État ». Dans ses explications, le membre du Comité des droits de l’homme à l’International Liberal, a indiqué que depuis le retour à l’Indépendance, le système État unitaire n’a pas réussi à Madagascar. « Il est peu probable pourtant, que la population ait systématiquement choisi les mauvaises personnes pour le diriger », a-t-il ajouté.

Les jeunes Fianarois sont ravis d’avoir eu des échanges d’idées avec Edgard Razafindravahy.

Les jeunes Fianarois sont ravis d’avoir eu
des échanges d’idées avec Edgard Razafindravahy.

Ayant pris l’engagement de porter les voix des Malgaches jusqu’aux plus hautes instances de l’État, Edgard Razafindravahy est, néanmoins, conscient qu’une refondation commence par la base qu’il faut aussi convaincre. À part écouter et échanger avec la population locale, la grande marche de l’ADN consiste aussi, à lui faire part qu’il est temps de monter dans la grande Arche de la refondation.
Une Arche qui s’est engagée dans une voie désintéressée, au-dessus des clivages politiques et du clientélisme électoral ponctuel de certains. Où celui qui est à la barre est simplement nourri par un amour inconditionnel pour la patrie, pour ses concitoyens et pour le but de vaincre la pauvreté, d’apporter le bien-être dans chaque ménage. Comme l’a affirmé le chef de file national du parti ADN, lors de sa tournée dans le pays Betsileo, « la marche pour la refondation continue. Elle ne s’arrêtera qu’une fois la refondation du pays depuis la base concrétisée ».

Responsabilité politique

Année électorale ou non, il est de la responsabilité d’un parti politique, d’un homme politique d’éclairer l’esprit des citoyens. De les écouter, d’échanger avec eux pour connaître leurs besoins, leurs aspirations et leurs problèmes afin de pouvoir proposer la solution idoine. « Je porterai votre voix auprès des autorités compétentes », est une garantie qu’Edgard Razafindravahy a donnée aux citoyens qu’il a rencontrés durant ces tournées.
Lucide, le parti ADN concède que pour changer les choses, il faut être détenteur du pouvoir. Tranchant avec les mauvaises pratiques du pays, alimentées par le fanatisme de certains et les hostilités des autres, Edgard Razafindravahy porte les voix de la population locale auprès des dirigeants. « Parce que la politique c’est aussi débattre, partager et convaincre les autres de ses convictions », soutient-il. C’est ainsi que les tenants du pouvoir ont appliqué en partie, l’idée de la Justice foraine, par exemple.
Une ligne de son programme consiste à rapprocher le pouvoir judiciaire de la population. Une nécessité qui permettra de réconcilier les Malgaches et la Justice, et que le parti ADN n’a de cesse d’appeler son application depuis la campagne électorale de son chef de file, en 2013. Ce parti libéral continue sa marche pour la refondation et pour convaincre tous les acteurs de la Nation, quelle que soit son obédience, à le suivre et monter dans l’Arche.

Le dialogue direct avec la population est la méthode privilégiée par Edgard Razafindravahy.

Le dialogue direct avec la population est la méthode privilégiée par Edgard Razafindravahy.

Objectif – Apporter la lumière à la population

La grande marche pour la refondation conduite par le parti ADN et son chef de file national, a également pour objectif d’apaiser les tourments de la population. Un constat d’Edgard Razafindravahy, partagé par les représentants du parti Venstre, formation politique au pouvoir au Danemark, est que les Malgaches sont « en colère, tristes, désemparés et seuls, car ils ont le sentiment
d’être éloignés du pouvoir ». Comme l’affirme le chef de file Razafindravahy, « une population en colère, triste et démoralisée ne peut pas travailler pour le développement ».
Le système Fedéralisma Sahaza permettra d’apporter « la lumière » qui éclairera une population désemparée. De concilier la population et les dirigeants, à commencer par l’élection des chefs fokontany lesquels auront un pouvoir réel et redevable. Les citoyens pourront directement participer à la prise de décisions sur les politiques devant régir leur localités, comme la sécurité, la santé, même l’éducation, ou encore, la politique foncière et la gestion des richesses locales.
Une refondation par le biais d’un changement du système étatique permettra, par ailleurs, de réconcilier le Malgache avec sa terre, mais aussi, avec les dirigeants et le social. Ce dernier volet qui n’a eu de cesse de se détériorer depuis le retour à l’indépendance de Madagascar, où le système d’État unitaire a été la règle dans la République. Le système fédéral, comme l’explique Edgard Razafindravahy, sera aussi une manière de se réconcilier avec le passé de la Grande île.

L’Amoron’i Mania et la Haute-Matsiatra roulent pour la refondation et le Federalisma Sahaza.

L’Amoron’i Mania et la Haute-Matsiatra roulent pour la refondation et le Federalisma Sahaza.

Contrat social

La tournée du parti ADN dans les régions Amoron’i Mania et Haute-Matsiatra a été l’occasion pour les habitants d’élaborer un pacte social qui leur convient et qu’ils estiment approprié, compte tenu des enjeux locaux. À l’instar des localités de la région Alaotra-Mangoro, entre autres, les habitants de la commune d’Ambohimanjaka, porte d’entrée de la région Amoron’i Mania, ceux du district d’Ambositra et de la Haute-Matsiatra ont élaboré et adopté un contrat social sur la base du Federalisma Sahaza.
Durant cette reprise de sa marche pour la refondation, l’équipe du parti libéral n’a pas dérogé au fait de visiter, d’écouter et d’échanger avec les habitants des localités dans lesquelles elle est  passée. C’est ainsi, que durant son périple, Edgard Razafindravahy et les membres du parti ADN ont fait halte dans les communes d’Ambohimahasoa et Alakamisin’Ambohimaha. L’ancien président de la délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo a également proposé ses bons offices aux élus locaux que sont les maires, pour partager ses expériences à la tête de la capitale.

Accueil chaleureux pour Edgard Razafindravahy partout où il est passé  dans l’Amoron’i Mania et la Haute-Matsiatra.

Accueil chaleureux pour Edgard Razafindravahy partout où il est passé dans l’Amoron’i Mania et la Haute-Matsiatra.

Par amour de la patrie

Dans un contexte où tous les débats politiques tournent autour de la présidentielle et alors que les aspirants à être candidats à la magistrature suprême commencent à gesticuler sur terrain dans le but de séduire des électeurs, le parti ADN, lui, continue sa marche en avant. Droit dans ses convictions et son programme politique qu’il a compilé dans son ouvrage « Misia mazava », traduit librement par « Que la lumière soit », Edgard Razafindravahy ne dévie pas de son but qu’est la refondation du pays pour la victoire des Malgaches contre les maux du pays.

 Tout le monde est convaincu de la nécessité d’une refondation.

Tout le monde est convaincu de la nécessité d’une refondation.

Alors que d’autres n’ont pris conscience de la nécessité d’écouter, de consulter les Malgaches à la base que pour nourrir leur ambition présidentielle, le parti ADN et son chef de file, tranchant avec le clientélisme électoral du moment, mettent en avant l’amour de la patrie comme moteur de leurs tournées dans toute la Grande île depuis trois ans. « Je ne suis pas ici pour faire de la propagande, ni pour soutenir qui que ce soit ou quel parti que ce soit. Je suis ici, j’effectue de telles tournées par amour pour la patrie. Parce que je suis conscient que j’ai un devoir envers mon pays et mes concitoyens. Parce que je n’accepte pas que des Malgaches se trouvent toujours dans la misère », affirme Edgard Razafindravahy.

Textes : Garry Fabrice Ranaivoson 
Photos : Tojo Razafindratsimba