Les résultats provisoires du concours national publiés  sont décevants. Les résultats définitifs sont attendus pour bientôt.

Médiocre. C’est le moins qu’on puisse dire des résultats des épreuves écrites du concours national pour le recrutement d’infirmiers et de techniciens de laboratoires d’analyses issus des instituts privés, effectuées les 18 et 19 janvier. Seuls trois sur plus d’un millier de candidats ont eu la moyenne de 10/20, pour les 150 postes d’infirmiers. Vingt-et-un sont admissibles aux 40 postes de techniciens de laboratoires d’analyses.
Le résultat définitif, qui sortira prochainement, pourrait être pire car ces admissibles ont encore passé des épreuves pratiques, il y a quelques jours, pour confirmer leur place. « Le niveau des formations ne cesse de diminuer, en plus, les étudiants se contentent des recherches sur Internet et s’abstiennent de lire les ouvrages qui sont très importants », déplore un paramédical, joint au téléphone, hier.
Pour ce dernier, ces résultats sont pires que ceux de l’année dernière. À l’époque, quatre candidats sur le milliers de concurrents avaient obtenu la moyenne requise qui était de 12/20, ce qui a amené à baisser à 10/20, la moyenne requise, selon l’arrêté 22 813 du 27 octobre 2016. Malgré cela, le résultat reste encore catastrophique, pour les infirmiers et les techniciens de laboratoires.

Des postes vacants
Par contre, les candidats sages-femmes ont excellé. Deux cent trente-et-un ont eu la moyenne de 10/20, dans cette branche, alors qu’il y a 110 postes à pourvoir. « En général, le niveau des candidats est moyen. Mais le ministère de la Santé publique a mis la barre de passage haute, car des vies vont dépendre d’eux », positive le professeur John Bam Razafindrabe, président du comité d’organisation du concours.
Il souligne qu’à la sortie du résultat définitif de ce concours, le nombre des infirmiers admis aux postes ne dépassera pas les trois, celui des techniciens de laboratoires d’analyses, ne dépassera pas les 21 et les sages-femmes admises seront 110. « Il appartiendra au ministère de la Santé publique de décider des postes vacants », souligne le professeur John Bam Razafindrabe.
Deux mille huit cent neuf candidats ont participé à ce concours dans les six provinces de Madagascar. Les admis vont travailler dans des centres de santé de base des zones enclavées, à savoir dans la région de Melaky, Anosy, Androy et Ihorombe.

Miangaly Ralitera