Inattendu. Des facteurs casuels renvoient le dénombrement principal,  prévu se dérouler vers la fin du mois d’octobre,  à une date ultérieure. « Le calendrier considéré n’a pas été respecté, notamment en raison des contextes réels sur terrain tels que l’éloignement des zones, l’insécurité ou encore les conditions météorologiques », précise Ida Rajaonera, directeur général de l’Institut national de la Statistique (INSTAT), hier. « Toutefois, je peux avancer que nous sommes à 70% de la réalisation des opérations sur terrain, c’est à dire de la collecte des données cartographiques », indique-t-il.
Plus explicitement, les chiffres au 31 octobre soulignent que quarante cinq districts sont cartographiés à 100%, dix le sont à 90%, dix-huit entre 50 et 90% d’achèvement, neuf à moins de 50% et trente trois districts n’ont pas du tout été entamés. « Nous avons engagé jusqu’ici quelques huit cent dix-huit cartographes, mais vu le retard qu’a pris le démarrage des terrains qui aurait dû durer quatre mois à compter du mois d’avril, la réalisation a dépassé ce délai prévu », précise le coordonnateur de la Cellule centrale d’exécution  du Recensement (CCER), Tovonirina Razafimiarantsoa. « Nous avons dû faire face à des grèves ou à des désistements des cartographes en raison des contextes qui ne leur convenaient pas, tels que le plafond qu’on ne pouvait dépasser pour des contraintes budgétaires vu les nombreux retards, ou encore l’insécurité », ajoute-t-il.

Aboutissement
La cause du retard est donc à imputer à la problématique des ressources humaines. Le budget  de l’organisation du RGPH-3 est indiqué comme disponible mais suit des procédures strictes de décaissement. La phase de cartographie des zones de dénombrement est suivie de celle de la numérisation des données.  Une série de formations en numérisation doit encore se tenir incessamment. «On ne peut encore avancer une date précise quant à la possibilité d’entrer dans la phase de dénombrement principal, c’est-à-dire le recensement des ménages proprement dit », a fait savoir le coordonnateur.
Toujours est-il, qu’au vu du rythme qu’a pris la phase de cartographie, dont 30% restent à finaliser, le dénombrement ne se déroulera qu’en 2018. « Peut-être vers la fin du premier trimestre 2018 ou au second trimestre, je ne Peux me prononcer », insiste-t-il.
La CCER entre actuellement dans les activités de lancement de la cartographie pour la région Analamanga. La mise en place et l’opérationnalisation des comités communaux et régionaux est en cours. Il en est de même pour le processus de recrutement des agents de terrain pour le dénombrement principal.  D’autres détails tels que la conception des supports de communication ne rencontrent pas de difficultés majeures. Une réunion avec les parlementaires devrait également se tenir dans les jours qui viennent.

Mirana Ihariliva