Kidnappé au nez et à la barbe de sept policiers  au niveau d’un point de contrôle  à Andranomena le mardi 11 avril, Firoze Nourbhay, un français d’origine indienne âgé de 16 ans, scolarisé au lycée français d’Ambatobe, a retrouvé les siens sain et sauf. Selon les informations communiquées, le captif a été libéré hier par ses ravisseurs après payement de rançon, sans plus de précisions sur les circonstances. Appartenant à la communauté Bohra, le  jeune homme est le fils de la famille propriétaire d’Eden textile à Behoririka.

Le jour du rapt, il s’apprêtait à prendre le bus scolaire lorsque cinq bandits ont débarqué avec une Renault Espace qu’ils ont garée devant le pick-up tout-terrain de la police.

Sous le menace de Kalachnikov et de pistolets automatiques, les policiers sur place n’ont opposé aucune résistance. Sous les yeux impuissants de ses camarades se trouvant à bord du bus scolaire, la victime a été traînée de force par les ravisseurs qui l’ont aussitôt jeté dans la Renault Espace. En prenant la fuite avec le lycéen, la bande a abandonné le monospace sur la route digue près du croisement menant à Ambohitrimanjaka où elle a changé de véhicule.

Le Collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar (CFOIM) s’est insurgé devant le rapt et une manifestation a été organisée le lendemain dans l’enceinte du lycée français. Bien qu’aucune plainte n’ait été déposée, la brigade criminelle a  mené une investigation. Traduits devant le parquet, deux témoins ainsi que trois personnes ayant été propriétaires de la Renault Espace ont été relâchées.

Andry Manase