25 milliards de dollars. C’est l’estimation de la perte commerciale subie dans le seul Golf d’Aden avec la piraterie, le terrorisme, les trafics de marchandises, la pêche illicite. Ce fait illustre parfaitement les pertes engendrées par l’insécurité qui règne dans les océans. Comme étant un passage maritime stratégique de l’océan indien, Madagascar fait de la question de sécurité comme une priorité.
D’autant plus que le pays dispose d’un centre de fusion des informations maritime (CFIM). Ce centre est un dispositif de lutte contre la piraterie et les crimes transnationaux. Dans ce sens, l’agence portuaire maritime et fluviale (APMF) travaille étroitement en collaboration avec cette structure et aussi le commandement des forces navales (COFONA). Des formations techniques qui sont régulièrement données par des experts de l’Organi­sation Maritime Interna­tionale (OMI) sur les thèmes de l’information, de la communication ou des dernières technologies permettant de sécuriser les échanges maritimes.
Les activités économiques maritimes autour de l’Afrique et notamment dans l’océan indien ne cessent de progresser. Transport, pêche, aquaculture et énergie renouvelable sont des facteurs de croissance indéniables pour l’ensemble des pays côtiers, dont bien sûr Madagascar. Le défi sera ainsi de sécuriser ce développement économique, tant cette évolution des activités maritimes a lieu dans un contexte d’insécurité lui aussi en nette progression.
Ces points essentiels animent particulièrement la communauté internationale et la Banque Mondiale ces derniers mois. En octobre dernier, à Lomé au Togo, les états membres de l’Union Africaine ont œuvré pour construire une stratégie et une coopération autour de la sécurisation de l’économie maritime.

L.R.