Maharavo Ratolojana­hary, porte-parole du « Dinika ho Fanavotam-Pirenena » et des forces de changement, a reçu, hier, la réponse de la préfecture de police d’Anta­nanarivo quant à la demande préalable de manifester, déposée la semaine dernière. Joint au téléphone, hier, en milieu d’après-midi, il confie que le programme est maintenu. « À 14 heures, le préfet m’a appelé pour m’informer de la suite de la demande qu’on a déposée », a-t-il déclaré.
Pendant notre entretien, Maharavo Ratolojanahary prétend écrire une lettre pour les responsables y afférent. « Nous rédigeons actuellement une demande de sursis à exécution à l’endroit du tribunal administratif », a-t-il affirmé. À en croire le porte-parole du DFP, il ne  compte pas faire marche arrière. « Jusqu’ici, le programme est maintenu. Il suffit de déposer cette demande demain matin et d’attendre le sursis à exécution émanant du président du tribunal administratif. Cela prendra deux heures, tout au plus », a-t-il soutenu.
Joint au téléphone, le préfet de police, Angelo Ravelo­narivo, a expliqué le motif de cette interdiction relative à la garantie de l’ordre public.
« Même si la manifestation a lieu dans une salle, elle peut toucher l’ordre public », a-t-il affirmé. Le préfet a également prévu des dispositions au cas où Maharavo Ratolojanahary et consort maintiendraient leur programme. « Au cas où il maintiendrait son programme, nous ferons comme d’habitude, nous commencerons par quadriller les lieux », a-t-il déclaré.

Loïc Raveloson