A Madagascar, 2 000 cas de cancer par an sont recensés. Dont la majorité à un stade avancé.

Besoin urgent de mettre en place un centre de radiothérapie public. Les centres hospitaliers universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Mangarivotra Tambohobe Fianarantsoa, Androva Mahajanga et Antanambao enregistrent de nombreux cas de cancer dans toute l’île. Or, soixante pour cent des 2 000 cas dépistés devront bénéficier d’une radiothérapie. À Antananarivo, seule la polyclinique d’Ilafy dispose d’une radiothérapie qui traite quinze patients par jour. Ce centre privé travaille avec un professeur titulaire en oncologie-radiothérapie, deux oncologues radiothérapeutes, deux oncologues assistants, deux physiciens médicaux et deux manipulateurs en radiothérapie. Les cas traités touchent particulièrement l’endomètre, la vessie, le lymphome, la prostate, les poumons, l’ORL, la métastase osseuse, le rectum, le cerveau, le col de l’utérus et le sein. À partir de ce constat, les responsables du service d’oncologie du CHU JRA, à savoir les docteurs et professeurs Tovo Harivony, Malala Razakanaivo, L. Tika, Léontine Rabarijaona et Florine Rafaramino avancent le projet de construction d’un centre de radiothérapie public pour mieux servir la population.

Ambition
Le projet qui comprend plusieurs volets est à mettre en œuvre avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). « Nous prévoyons la formation de deux nouveaux thérapeutes, deux nouveaux physiciens médicaux, six manipulateurs et un ingénieur biomédical. En matière d’équipements, il faut acquérir un appareil de curiethérapie, deux accélérateurs linéaires,un système de planification de traitement (TPS) et un scanner dédié », soulignent les responsables. Le projet nécessite également une expertise technique  d’architecte et un physicien médical radiothérapeute. La construction d’un bunker est déjà en bonne voie et les médecins sollicitent la mobilisation de l’État avec l’AIEA pour l’obtention de matériel et la formation du personnel.

Farah Raharijaona