Les spectacles se suivent et ne se ressemblent pas. Cette année, le festival Donia, 24e édition, coïncide avec la période du Ramadan pendant laquelle les musulmans prennent tous les soirs le « kofotoro » ou « l’Iftar » après la « Swoalat » ou prière du coucher de soleil. Cette tradition religieuse a connu une répercussion sur l’affluence du premier spectacle nocturne du Donia. Les festivaliers sont arrivés à compte-gouttes au stade d’Ambodivoanio, malgré le programme alléchant présenté dès le début. Pour ne parler que de la finale du concours meilleur carnavalier devenu « idole » des Nosybéens. Selon l’estimation des organisateurs, la fréquentation n’a atteint que 6 000 spectateurs, y compris les enfants.
Le départ a été donné, hier, vers 21h, par les groupes d’artistes locaux, suivis de la prestation de « Boendy», signifiant littéralement « un guerrier invincible », un groupe saint-marien qui véhicule de la musique acoustique. Malgré sa première apparition sur la scène de Donia, le public présent a entonné, avec le chef du groupe Jhuanito Julot Aubert, des morceaux comme « Laingilo ». L’on a remarqué que les festivaliers, fidèles au rythme salegy, sont déjà ouverts à d’autres musiques.
L’entrée en scène de Daddy Love, un artiste originaire d’Antsohihy, n’a pas démenti sa réputation. Dès son premier morceau, les spectateurs se sont réveillés et l’ont accueilli par un slave d’applaudissements et des cris de joie.
Daddy Love a su séduire le public par son humour, ses innovations, ses danses, son dynamisme effréné, et sa chorégraphie en laissant sortir un trop-plein de sentiments et de ressentis. Nul ne peut rester insensible à la prestation scénique de ce jeune homme à l’énergie communicative.
Demain, Rycia, Vallen et Eko Rod, Joudas et Ambondrona prendront le relève, tandis que Janga Rata, l’accordéoniste, danseur inspiré de danse « madjanga » clôturera le spectacle.

Raheriniaina