Six bandits armés ont sévi à Namontana-Anosibe, hier vers midi. L’argent pour payer une cargaison de bois de chauffe a été dérobé. 

Terreur en plein jour à Namontana-Anosibe. Hier vers midi, six bandits munis de quatre mitraillettes ont braqué un comptoir à bois, dont les propriétaires tiennent également une épicerie au rez-de-chaussée de leur habitation. Les deux commerces sont adjacents.

«Les assaillants se sont divisés en deux groupes  lorsqu’ils ont sévi. Brandissant leurs armes de guerre, trois d’entre eux ont fait irruption dans notre épicerie, en sautant par-dessus le comptoir et en forçant la porte. D’un ton fielleux, ils nous ont sommés de leur remettre toute la liquidité à portée de main », lance la commerçante qui en a fait les frais.

Sous la menace d’armes de guerre, cette dernière ainsi que son époux n’ont opposé aucune résistance.   «Nous attendions une livraison de bois de chauffe avant le braquage. L’argent devant  couvrir son paiement est tombé dans l’escarcelle de la bande. La valeur dérobée s’élève à environ 600 000 ariary», indique le chef de famille.  Restés aux aguets, trois des assaillants ont cerné les environs.

Tirs nourris

Des tirs nourris ont secoué le quartier. «Plus les bandits tiraient des coups de semonce, plus les badauds s’attroupaient aux abords des commerces attaqués, ce qui était bien curieux. Ce n’était en fait qu’une foule chétive mais curieuse. Personne n’a osé prendre les voleurs en chasse pendant leur fuite», relève Jean Baptiste Ravalison, opérateur de taxiphone des environs. L’attaque a duré à peine sept minutes. À midi tapant, les bandits ont pris le large. En emportant leur butin, ils ont disparu en se faufilant dans le labyrinthe des ruelles du quartier.

La malle arrière d’une Volkswagen Polo, garée sur le trottoir dans un coin de la rue, a été touchée d’une balle. Le projectile a transpercé la tôle à double paroi, puis traversé de part en part la citadine avant de ressortir au milieu du pare-brise.  Les fuyards se sont déjà évanouis dans la nature, sans laisser de traces, lorsque le Service  central antigang est arrivé sur les lieux du crime. En passant les environs au peigne fin , ils ont retrouvé cinq étuis. Aucune arrestation n’est encore signalée.

Andry Manase