Un acteur principal soupçonné de trafic de personnes et huit migrantes ont été arrêtés, vendredi 14 avril.

Un père de famille et huit femmes ont été arrêtés, vendredi 14 avril. Des plaintes portées par des victimes du réseau mafieux sont à l’origine de ce coup de filet. Les huit jeunes femmes ont été relâchées après avoir été déférées devant la justice, samedi. Par contre, l’homme est placé en détention préventive pour escroquerie et trafic clandestin de personnes vers des pays interdits.
Afin d’accélérer la délivrance des visas de ces femmes, cet homme leur a fourni des certificats de moralité, selon les explications reçues. Lors de la perquisition, de faux documents tels que  des certificats de résidence et de scolarité vierges et de faux tampons officiels ont été découverts chez lui, selon la police chargée de l’enquête.

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« Il a garanti à ces femmes les frais de leurs dossiers et du voyage vers la destination. La somme équivaut à cinq mois de salaire au Koweït. Ensuite, elles vont devoir la lui rembourser», a indiqué le chef du service central des enquêtes spécialisées et de la lutte contre les fraudes documentaires. « Avant de quitter Madagascar, elles devraient signer un contrat. Elles proposent comme gage leur appartement ou leur terrain, au cas où elles ne pourraient pas rembourser les frais mentionnés», a-t-il ajouté.
Le prévenu gagnait deux millions d’ariary par migrante, d’après l’enquête de la police. Plus de 17 millions d’ariary et une quittance via Western Union ont été encore retrouvés chez lui. Emprisonné, il attend alors son procès, dont la date n’a pas encore été annoncée par le tribunal. « Rappelons que l’expédition de femmes malgaches vers le Koweït et Liban est interdite par la loi et ce, depuis l’année 2013 », a souligné une source judiciaire.

Hajatiana Léonard