Le parquet a mis les quatre assassins de Rosalie Rafitoharimaka, stagiaire du motel Violette à Ambositra à l’ombre, hier vers 22h 30.

Mandat de dépôt. La comparution des quatre individus inculpés pour l’assassinat de Rosalie Rafitoharimaka, devant le juge d’instruction a fait long feu hier dans la nuit, au parquet d’Ambositra. La décision ferme n’a été annoncée qu’à 22h30. Fixés finalement sur leur sort, les meurtriers ont été renvoyés derrière les barreaux. Un médecin résidant à l’étranger, compagnon de la victime est encore recherché, selon les indiscrétions.
D’après les premiers éléments de l’investigation, le fils du propriétaire du motel Violette figure parmi ces quatre criminels. Après les coups de filet successifs opérés par les forces de la gendarmerie, les tueurs ont été placés en garde-à-vue à la brigade locale. Treize jours semblent avoir suffi pour passer au peigne fin les pièces à conviction découvertes lors du constat qui ont été déjà rendues au procureur. Un couteau-scie sanglant a été retrouvé près de la porte principale, au rez-de-chaussée du motel où les malfaiteurs ont traîné la stagiaire violée et charcutée, d’après les informations recueillies.

Cruel
Ce crime barbare a mis le feu à la baraque dans le district d’Ambositra. « Le dimanche minuit avant le meurtre qui a eu lieu le jeudi 23 novembre, une altercation et des coups de feu impliquant la stagiaire et le fils du patron du motel ont été signalés dans les parages », a indiqué un voisin. Le pot-aux- roses a été démasqué lors de l’interrogatoire du gardien, du réceptionniste, d’un autre employé et du fils du boss. Convoqué pour enquête, ce dernier a prétendu avoir été à Antana­narivo alors qu’il était présent toute la journée avant l’assassinat.
Le gardien du motel a révélé qu’un réceptionniste et un complice sont montés et descendus plus de cinq fois au premier étage avant que l’acte n’a été signalé. Un enquêteur a précisé que le fils du propriétaire du motel était cruel envers ses employés, notamment les femmes. « Ce n’est pas la première fois que nous avons des renseignements sur son comportement. Il fumait du cannabis », a-t-il soulevé.
D’après les informations données au compte-gouttes, le mobile du crime reste indéterminé. Les quatre inculpés ont nié  jusqu’au bout alors que leurs réactions de défense s’avéraient incohérentes. La date de leur procès n’a pas été encore communiquée par le tribunal, selon le commandant Herilalatiana Andrianari­saona, chef de service de communication et des relations publiques de la gendarmerie nationale (SCRP), hier matin.

Hajatiana Léonard