Les coupures de courant électrique sont le lot quotidien des quartiers de Mahajanga. Au point que leurs habitants en deviennent blasés.

Rien ne change ! Les Majungais continuent de subir les aléas du délestage économique tournant imposé par les responsables de la Jirama. La situation n’a pas évolué favorablement, au contraire, elle empire.
La panne des deux machines fonctionnant au fuel, depuis quelques semaines, appartenant au prestataire Enelec, affecte toute la ville et ses habitants. Ajouté à cela, l’éternelle attente de la validation du bon d’achat pour l’approvisionnement en carburant de Mahajanga n’est pas toujours résolue.
Les habitants et les abonnés doivent se plier au bon vouloir des autorités compétentes. Les usagers se plaignent d’une injustice et d’une indifférence de l’État face aux malheurs des gens.
Le délestage dure dix à onze heures dans beaucoup de quartiers, soit de 17 h à 22 h, puis à partir de 1h du matin à 8 h. Cela concerne Mahavoky atsimo, Tsaramandroso ambony, Ambalavola, Mahabibokely, Amparehigidro, entre autres. Dans d’autres quartiers, le courant est coupé dès 4h du matin jusqu’à midi.

Insécurité
«La puissance à délester est imposée par la centrale thermique d’Analakely. La production d’énergie électrique est supportée par la machine disponible », a expliqué un technicien de la Jirama.
Les habitants ont passé le week-end dans le noir sauf, comme d’habitude, pour la zone rouge. Par contre, à Ambalanomby-Antsahavaky, les gens ont affirmé que ce quartier ne connaîssait pas le délestage.
« L’électricité n’a jamais été coupée chez nous car l’accès est très difficile et éloigné. Ils ne passent jamais pour couper le courant dans le secteur. C’est pour cette raison que l’on continue d’avoir l’éclairage », ont témoigné des habitants.
L insécurité grandissante se fait ressentir de jour en jour, ou plutôt de nuit en nuit.
Le Centre hospitalier universitaire de Mahavoky atsimo endure également cette longue coupure de courant électrique. Tous les soirs, le bâtiment entier est plongé dans le noir total.

Vero Andrianarisoa