Elle a rejoint pour l’éternité son mari Georges Beranto. Ses obsèques auront lieu cet après-midi en présence du tout-Mahajanga.

Elle reflétait la vie et le rire. Séraphine Beranto s’est éteinte à l’âge de 98 ans, lundi à son domicile à Amborovy. Elle n’était ni malade ni alitée. Seulement, elle était partie pour ne plus jamais revenir afin de rejoindre son mari dans l’au-delà.
Séraphine était l’épouse de Georges Beranto, décédé en mai 2014 à l’âge de 95 ans, administrateur civil diplômé de l’Institut des Hautes Études d’Outre-Mer de France. Il était le premier sous-préfet malgache de Mahajanga, en 1958, puis directeur de cabinet du président de la République, Philibert Tsiranana, durant dix ans.
Séraphine Beranto était une femme pleine de vie. Sa longévité, elle la devait à son goût de vivre, à son humour ainsi qu’à sa simplicité. De fait, une interview d’elle était apparue dans l’Express de Madagascar, en 2010. Le décès de son époux, il y a plus de deux ans, l’a toutefois rendue fébrile et fragile.

Couple heureux
Le couple a fait presque le tour du monde. Et l’épouse Séraphine Beranto se souvenait de tout.
« Nous avions visité la Chine, La France, Taipei, Hong-Kong, les États-Unis, l’Italie, l’Australie, Manille aux Philippines, le Japon », énumérait-elle lors de cette interview du 9 juin 2010.
Le couple vivait heureux. Son mari affirmait: « Comment peut-on ne pas être heureux   Nous habitons juste en face de la mer (ndlr : leur villa est de plain-pied sur la mer), et la cour est entourée de fleurs ».
Ses deux fils ont suivi les traces de leur père. L’aîné Maurice Beranto est dans la politique tandis que son frère Alexandre Beranto a évolué au sein du Basket club de l’AC Sotema. Il a déjà occupé le poste de secrétaire d’État à la Jeunesse et aux sports. La famille Beranto compte cinq enfants dont trois frères habitant tous à Amborovy, actuellement.
L’inhumation de la grande dame aura lieu cet après-midi à Ambalamahogo, près de l’ancienne piste d’aviation d’Amborovy. C’est là que son mari est enterré, en 2014. Auparavant, une messe de requiem se tiendra à 13 h à l’Église catholique d’Amborovy.

Vero Andrianarisoa