Deux morts, un disparu et des centaines de sans abri. Tel est le bilan provisoire du cyclone Deliwe dans la partie occidentale qui épargne encore la capitale.
De Maha­janga à Toliara, le cyclone Deliwe et la masse nuageuse, ont frappé de plein fouet, les régions occidentales. La région Melaky est, pour l’instant, la région la plus touchée. Aussi une femme, suite à un glissement dans un canal d’irrigation, a rendu l’âme, dans le fokotany d’Andranovoribe, commune de Maintirano.
La crue du fleuve de Name­laha, dans le fokontany de Masaijilo, commune de  Masaijilo, dans le district Main­tirano, a aussi emporté un père de famille. Son corps sans vie, a été retrouvé quelques heures après le drame.
Tandis que le sort d’une femme qui a tenté de traverser le fleuve de Mahajamba, district de Mitsinjo, dans la région de Boeny, demeure encore méconnu. Le niveau de ce fleuve a enregistré
une montée importante ces dernières 24h. Cette montée des eaux dans le district de Mahajanga, laissé 463 personnes sans-abri. La plupart d’entre elles ont pu trouver refuge dans les écoles primaires publiques (EPP).Mais les EPP ont été également endommagées.
Dans la commune de Soalala, région Boeny, le toit d’une école a été emporté
par une rafale de vent. Le même cas s’est retrouvé dans cette région, mais dans la commune d’Andranomavo. Ce bilan pourrait encore s’alourdir dans les prochaines heures.
Dégâts menaçants
À 14h, selon le bulletin cyclonique spécial du service météorologique d’Am­pan­drianomby, la perturbation cyclonique Deliwe continue de se déplacer  vers le sud sud-ouest de Toliara. Sur la terre ferme, la masse nuageuse qui l’accompagne provoque toujours des pluies abondantes dans les régions du Menabe et d’Atsimo andrefana.
Tandis qu’une branche de la zone de convergence inter-tropicale, provoque dans les régions de Boeny et Melaky,  des pluies abon­dantes. Dans le district de Miandrivazo, région Menabe, le débordement des eaux de la rivière de Mahajilo  menace la digue de protection des fokontany de Miandrivazo.
Et dans la ville de Toliara et Morondava, l’eau continue à envahir des quartiers. Seule la capitale semble
épargnée. « Il n’y a pas d’alerte de danger pour la plaine d’Antananarivo pour le moment car les niveaux des rivières de l’Ikopa, Bevomanga, Sisaony et Mamba sont encore inférieurs aux cotes d’alertes de menace de danger », conclut le communiqué du Bureau national de gestion des risques et catastrophes.