À réglementer. La loi portant réglementation des maisons de jeux fait l’objet de révision, actuellement. “Le domaine du jeu a changé. Les textes en vigueur ne s’accordent plus avec son évolution. La plupart se font en ligne. Ces jeux en ligne ne sont pas encore règlementés. Nous devons les aligner”, explique Théodore Lucien Ravoajanirina Randria-mahenina, directeur général de l’Administration du Territoire du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation (MID), avant-hier.
Cette révision ne concernera pas seulement les maisons de jeux, mais tous les jeux exercés sur le territoire. « Il faudra penser qu’un accident puisse survenir. Par exemple, dans le Moraingy, l’art martial typiquement malgache venant du Nord, la loi actuelle n’a pas encore songé à ce qui se passera si un des participants meurt pendant le jeu. Sur les terrains de combat de coq, on mise sans trop de règle», enchaine ce responsable du MID.
La mise à jour de ce texte est, également, d’ordre économique. « Le jeu peut engendrer le développement économique. Vous voyez que des pays qui ne disposent pas de potentialité agricole et d’éle-vage, exploitent l’hôtellerie, le tourisme et les jeux pour se développer. En les réglementant, nous pourrons en tirer profit », note Théodore Lucien Ravoajanirina Randriama-henina.
Ce projet de loi aurait déjà pris forme. Des spécialistes du jeu au niveau international ont été consultés pour sa conception. «La modification des textes a pris plus de temps que prévu. Il a été donc décidé au conseil du gouvernement, mardi que ceux qui ont déjà une autorisation peuvent continuer leurs activités. Ils peuvent se passer du renouvellement, pour l’instant», explique Célestin Rasolomaholy Rakotozanany, secrétaire général du MID.

Miangaly Ralitera