Tragique. Le monde de la justice est orphelin de l’un de ses grands noms. Rama­noelson Rabendrainy, ancien ministre de la Justice sous la première moitié de la IIIe République dirigée par Albert Zafy, a rendu l’âme samedi, tôt le matin. Un décès survenu au lendemain de celui de son épouse qui s’est éteinte, vendredi.
« Il n’était même pas au courant de la mort de sa femme », se désole un de ses proches. L’état de santé de l’ancien garde des Sceaux qui était en petite forme depuis plusieurs mois, se serait brusquement dégradé lorsqu’il a appris que sa femme, également affaiblie par une maladie, n’avait plus aucune chance de guérir. « Il a commencé à perdre l’appétit, ce qui l’a sensiblement diminué au point qu’il a fallu l’hospitaliser », ajoute la source. Alors que son épouse poussait son dernier soupir,  Ramanoelison Rabendrainy, souffrant de « coma intermittent », était en soins intensifs à Antananarivo.
La dernière fonction officielle occupée par Rama­noelison Rabendrainy avait été celui de haut conseiller au sein de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Institution qu’il avait rejoint au titre du quota de l’Assem­blée nationale en 2002, et qu’il avait quitté au début de cette
IVe République, au profit de la nouvelle équipe conduite par Jean Eric Rakotoarisoa, président de la HCC.
Celui qui, un temps, avait été le doyen des hauts conseil­lers de la Cour d’Ambohidahy eut, par ailleurs, un parcours politique fourni. Député d’Ambalavao Tsienimparihy dans les années 80, le magistrat avait été membre de la Haute autorité de l’État (HAE) de 1991 à 1993, avant d’être réélu à l’Assemblée nationale au début des années 2000, pour le compte du district de Fianarantsoa.

G.F.R.