La ville d’Antananarivo était privée d’électricité, hier. La coupure a duré au moins deux heures dans plusieurs quartiers.

Le cauchemar était de retour pour les abonnés de la Jirama. L’ali­mentation en électricité à Antananarivo et ses périphéries a connu, hier, une grande perturbation. Plusieurs quartiers de la capitale étaient privés d’électricité pendant au moins deux heures. « L’un des pylônes du réseau de distribution d’Andekaleka a connu un incident technique, hier matin vers 10 heures. Son identification a pris beaucoup plus de temps. L’alimentation est revenue à la normale vers midi », a expliqué un responsable de la Jirama.
Cet incident ne fait que ternir l’image de la société d’État. Cela rappelle le mauvais souvenir vécu par ses abonnés avec la coupure intempestive ou le délestage de l’année dernière. Pourtant  les discours des responsables ne vont plus dans ce sens, et parlent de la fin du délestage pour le pays, ou du moins pour les villes alimentées par le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Plusieurs projets sortent de terre, en ce moment, du côté d’Ambohi­ma­nambola. Les responsables parlent même d’une « surproduction » avec le démarrage des centrales thermiques de ce site.

Déception
De leur côté, les usagers ont été pris de court par cette coupure d’électricité. Certains foyers étaient contraints de trouver une autre alternative pour leurs repas. « La coupure survient au moment où nous étions en train de préparer nos repas. Il faut trouver d’autres solutions comme l’utilisation de charbon de bois », se lamente Clémence, une mère de famille habitant du côté d’Ankadifotsy. D’autres vont même plus loin pour dénoncer cette coupure. « Ils ont annoncé la hausse des tarifs et voilà que nous sommes privés d’électricité. Que la Jirama nous fournisse un service digne de ce nom », déclare Jean Patrick, un père de famille.
La Jirama avait annoncé une révision à la hausse des tarifs d’électricité d’une moyenne de 7,5% effective depuis le 1er juillet. Même si les modalités pratiques de cette hausse n’étaient pas encore annoncées officiellement, la société d’État envisagerait, selon une source proche du dossier, de réviser à 15% les tarifs pour les entreprises.

Lova Rafidiarisoa