Les offres fibre de Canal+ Telecom pour l’Outre-mer sont disponibles depuis quelques mois. La compagnie veut peser autant que ses concurrents sur ce marché très convoité.

La fibre est le nouveau graal des opérateurs téléphoniques on le sait. À La Réunion, cette technologie de pointe a ravivé la concurrence entre les opérateurs qui sont entrés dans une réelle course au fibrage depuis le début de l’année. Mais ce nouveau canal de diffusion a éveillé l’appétit de nombreux autres secteurs qui y voient l’occasion idéale de diversifier leur activité, mais surtout de diffuser encore plus leurs contenus.
C’est le cas de Canal+ Réunion que l’on connaissait jusque-là pour ses offres de télé payante. En parallèle, Canal+ Telecom (ex Media­serv) qui opère dans les départements et collectivités d’Outre-mer pour le compte du groupe Canal+ international (groupe Canal+/Vivendi), a lancé depuis peu une Canalbox fibre. Les usages et les taux d’équipement évoluant sans cesse, les contenus télé et internet ne se vivent plus sur une télé et un ordinateur, mais sur un smartphone et une tablette. «On est sorti du modèle télé pur. Le multi-écran nécessite une bonne connectivité», résume Armand Sato, directeur technique océan Indien. D’où l’importance pour les groupes médias d’être présents sur la fibre.

Synergie
«Il y a des logiques de convergence entre les médias, entre la télé et l’Internet, c’est une évidence pour tous les opérateurs. On ne peut pas passer à côté d’une rupture technologique comme la fibre», explique Jennifer Metairie, directrice business Canal+ Telecom. «La fibre est devenue l’un des principaux enjeux à La Réunion: il existe une très forte attente au sein de la population. Nous avons une synergie très forte entre la technique et le commercial, notre taux de couverture a progressé très vite. 50% des ventes de Canalbox sont liées à la fibre.»
L’opérateur revendique plus d’une centaine d’armoires installées et 24 NRO (nœud de raccordement optique) opérationnels. Canal+ Telecom annonce cent vingt cinq mille foyers éligibles à la fibre (contre quarante mille  foyers éligibles en 2016) et ambitionne de raccorder un foyer sur deux l’an prochain. Investissement: trois millions d’euros. (…)
De quoi faire sortir les crocs à l’opérateur qui ne se voit pas en petit Poucet, mais bien en «opérateur majeur» de la fibre.

© JIR