Le service central de la police de l’Air et des Frontières (PAF) a mis la main sur trois Iraniens. Ils sont arrivés à Madagascar avec de faux passeports.

Quinze étrangers arrêtés en une semaine. Après les douze Pakistanais frappés d’interdiction d’entrée sur le territoire malgache et obligés à s’envoler ce jour, trois Iraniens ont été cueillis jeudi, à l’aéroport, pour usage de faux passeports. Ils ont pris de départ à Istanbul vers 15 heures (heure locale) avec Turkish Airlines. Avec des laissez-passer espagnols, ils ont  réussi à mettre les pieds à Antananarivo.
Ils ont indiqué, lors d’une enquête, qu’ils comptaient aller en Espagne, qu’ils font d’abord escale à Madagascar. La PAF les a remarqués lors de l’enregistrement des visas et passeports au guichet vitré. Lors d’une fouille, le pot aux roses a été découvert. Le trio a été, dans la foulée, embarqué par les forces de sécurité. « Leur sauf-conduit était vierge, il n’a jamais été tamponné pour motif de voyage et mentionne que tous les trois sont Espagnols », a indiqué un fin limier de la direction des renseignements et du contrôle de l’immigration et de l’émigration (DRCIE) à Anosy, hier.
Ils ont été placés en garde-à-vue à la police chargée de surveillance du territoire. D’autres passeports iraniens ont été également saisis sur eux et ont été confisqués. Les ambassades concernées ont été tenues au courant de cette situation, pouvant secouer les relations diplomatiques entre Madagascar et les pays arabes, selon une source au ministère de la Sécurité publique.

Séjour irrégulier
Les douze Pakistanais, ayant fait beaucoup de bruit avec leur séjour irrégulier dans la capitale, ont été forcés de contacter leurs famille au Pakistan pour leur envoyer des billets de retour, qu’ils ontreçus hier. Leur visa a expiré depuis un mois, alors qu’ils n’ont pas voulu repartir. Ils ont créé un business en se livrant au commerce de Smartphones de fausses marques.
Cette série d’arrestations d’Arabes suscite la curiosité de nombreux Malgaches qui veulrnt savoir le la vérité sur cette infiltration en cours de réfugiés dans le pays.

Hajatiana Léonard