Buzz. Telle une déferlante, l’élection d’Ahmad au poste de président de la Confé­dération africaine du football (CAF) a envahi les réseaux sociaux de commentaires et la Une des principaux quotidiens à Madagascar. Bien que considéré par une partie de l’opinion comme source des déboires du football depuis plus d’une décennie, Ahmad a saisi l’opportunité de se poser comme challenger face à Issa Hayatou, président sortant de la CAF, en poste depuis
29 ans.
Une autre polémique risque pourtant de prendre le dessus si le futur ex-président de la fédération Malgache du football (FMF) qui siège actuellement au sein de la Chambre haute en tant que vice-président continue à vouloir garder ce poste. En effet, conformément à l’ordonnance régissant la loi organique du Sénat à Madagascar, les fonctions du Sénateur est « incompatible avec l’exercice de tout autre mandat public électif et de tout emploi public excepté l’enseignement ». Une règle superbement ignoré par Ahmad qui a  cumulé son poste de président de la FMF avec son mandat de sénateur. Des questions se posent ainsi sur les décisions d’Ahmad face à sa récente élection à la tête du CAF. « Les intentions du sénateur Ahmad est manifeste quand il a brigué le poste du président de la CAF. Il va de soi qu’il doit démissionner », précise Honoré Rakotoma­nana, président du Sénat.
En cas de démission, la vacance de poste au niveau du Sénat doit être constatée par la Haute cour constitutionnelle pour permettre son remplacement. Les réactions du président de la Répu­blique est également attendu car c’est lui qui nomme les 21 membres de la Chambre haute du Parlement sous le quota présidentiel

Andry Rialintsalama