La ministre des Finances et du Budget a convié la presse ce jour. La suite du programme Facilité élargie de crédit (FEC) sera abordée.

Acquis ou non acquis ? Le décaissement de la troisième tranche au titre du programme Facilité élargie de crédit (FEC), avec le Fonds monétaire international (FMI), est tant attendu dans le microcosme politico-économique du pays. Le mois de décembre était annoncé, pour connaître l’issue du programme. Contactée, Vonintsalama Andriambololona, ministre des Finances et du Budget, a annoncé qu’elle va inviter la presse ce jour dans son bureau.  La suite de cet accord avec le FMI sera abordée au cours de ce rendez-vous avec les médias.
Les conclusions préliminaires de la mission d’évaluation du FMI en septembre avaient mis au conditionnel l’examen du dossier Mada­gascar, lors de la deuxième revue semestrielle dans le cadre de ce programme. Toutefois, tous les indicateurs semblaient être au vert, avec la réalisation des objectifs fixés. « À l’issue des discussions qui vont se poursuivre, le Conseil d’administration du FMI pourrait examiner comme prévu, en décembre, la deuxième revue de l’accord au titre de la FEC », a déclaré Marshal Mills, chef de mission du FMI pour Madagascar, le 21 septembre. « Les autorités ont réalisé d’importants progrès dans le cadre du programme appuyé par la FEC. A ce jour, tous les critères de réalisation quantitatifs fixés pour fin juin ont été respectés. Le recouvrement des recettes continue de dépasser les objectifs du programme », ajoute-t-il.

Bon signe
Pour le moment, le dossier Madagascar ne figure pas encore dans l’agenda du Board du FMI pour les prochains jours, à moins que cet examen du Board ne soit plus nécessaire pour le décaissement de cette troisième tranche. Ce que l’on sait, c’est que le gouvernement a continué ses discussions avec les responsables du FMI. « Les négociations au titre de l’accord triennal concernant la FEC ont été abordées pour Mada­gascar », a déclaré le général Herilanto Ravelo­ha­rison, ministre de l’Écono­mie et du plan, après avoir assisté à l’Assemblée annuelle 2017 du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, en octobre.
Outre le déblocage d’une enveloppe de 43.5 millions de dollars, le feu vert du FMI demeure un bon signe pour le monde économique du pays. La non-conduite de ce programme triennal aura de graves conséquences avec la fermeture du robinet des bailleurs de fonds traditionnels. Le régime n’a pas intérêt à ce que ce programme soit bloqué.

Lova Rafidiarisoa