Le gouvernement va refaire la présentation de plan d’utilisation des rondins de bois de rose saisis en décembre à la CITES. Le sort de ces bois précieux sera ainsi connu, l’année prochaine.
Anthelme Ramparany, ministre de l’Environne­ment, de l’Éco­logie et des Forêts, a beau expliciter le plan d’utilisation des rondins de bois de rose saisis et le succès enregistré par la Grande île lors de la 65ème réunion du Comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), hier, mais des zones d’ombre persistent encore. « Nous allons présenter le plan d’audit et celui d’utilisation des rondins de bois de rose saisis à la CITES au mois de décembre », a t-il avancé, hier, après la déposition de sa déclaration de patrimoine avec son staff à Ambohibao dans le local du Bureau indépendant anti-corruption.
Toutefois, ce plan d’utilisation venait même d’être discuté avec le Comité de la CITES à Genève. « Il faut approfondir ce plan, entre au­tres, l’utilisation de l’argent obtenu après la mise en vente des rondins de bois de rose saisis », poursuit-il sans dévoiler plus de détail. Si la CITES accepte ainsi cette proposition, l’appel d’offre pourrait être lancé au mois de février.
Projet d’incinération
Toutefois, ce plan d’utilisation a suscité de vives réactions, notamment le projet d’incinération des rondins. « Si ces rondins ont été coupés, c’est que les trafiquants savent très bien que leur acheminement est possible. Les recettes générées dans le cadre de l’assainissement peuvent être utilisées pour valoriser ces rondins. L’incinération de ces ressources n’aura pas non plus les effets psychologiques sur les trafiquants comme le prétendent les membres du gouvernement », a indiqué Andry Andria­manga, membre de l’Alliance Voahary Gasy.
Le ministre de l’Environ­nement, de l’Écologie et des Forêts signe et persiste pourtant pour poursuivre ce projet d’incinération. « Ce sont les rondins en mauvais état qui ne représentent plus aucune valeur et les quatre ou dix rondins se trouvant à 100 ou à
200 Km des sites de sécurisation dont leur transport a un coût conséquent qui seront incinérés », martèle t-il. Anthelme Ramparany n’a pourtant pas indiqué le nombre de ces
rondins à incinérer. « Ces rondins ne rempliront pas un conteneur », conclut-il.

Vonjy Radasimalala