La 22e édition du Rio Loco mettra les îles de l’océan Indien à l’honneur. Depuis 1995, ce festival fait découvrir aux Toulousains la musique et la culture des peuples venus de tous les mers et océans, rassemblés au bord de la Garonne. Dans cette optique, les concerts seront répartis, comme les années précédentes, entre les scènes Village en soirée, Pont-Neuf après 21 heures et la scène Garonne Jeune Public. Petite nouveauté, ce dernier espace de représentations accueillera aussi les jeunes talents de l’océan Indien, le soir après 22 heures.
La grande île marquera sa présence par la prestation de deux grosses pointures de la chanson malgache, Jaojoby et The Dizzy Brains. Une occasion pour les Toulousains d’apprécier à sa  juste valeur, le rythme du roi du salegy Jaojoby et de se laisser tenter par le rock psyché garage de The Dizzy Brains.

Diversités culturelles
Le maloya réunionnais avec Danyèl Waro, le séga mauricien de Menwar, et les chants sacrés de Mayotte interprétés par le chœur Deba complèteront la palette culturelle de l’océan Indien. Et au milieu de toutes ces influences, le Rio Loco 2017 présentera aussi de la musique électro avec Labelle avec d’autres surprises. Après avoir fait un détour par les rivages celtes, l’an dernier, l’équipe du festival, avec Hervé Bordier à la barre, a décidé de revenir vers des contrées ultramarines, du 15 au 18 juin.
Les éditions 2012, 2013 et 2014 ont été respectivement consacrées aux régions lusophones, aux Antilles et aux Caraïbes. C’est une suite d’aventures à vivre autour de zones géographiques de culture et de langue. Dans cette trilogie des océans, il manquait à Rio Loco l’océan Indien qui a une énorme diversité, beaucoup plus que les Caraïbes. Là, tout se rencontre : l’Islam, l’Inde, l’Afrique et bien entendu, la francophonie.

Ricky Ramanan