La faim marque la pauvreté des gens dans leur vie quotidienne. « À mon avis, le faible revenu des ménages fait obstacle à l’accessibilité à la nourriture. Les activités génératrices de revenu, surtout pour les habitants des bas quartiers, manquent », affirme Jules Rafalimanantsoa, responsable de recherches et de développement au sein de l’Office national de la nutrition (ONN). C’était lors du lancement officiel de l’examen stratégique de « Faim zéro », hier, au Plan Anosy.
« Je gagne 2 000 ariary par jour lorsque les affaires marchent bien », affirme Nantenaina Rasoloarisoa, une lessiveuse à Avaradoha. Elle ajoute qu’elle arrive à s’en sortir en travaillant par ci par là pour combler le manque. Toutefois, de temps à autre, les enfants ne prennent pas de petit-déjeuner. Le changement climatique réduit également le rendement, au niveau de l’agriculture. L’augmentation des prix des produits agricoles sur le marché impacte sur le pouvoir d’achat de chacun.
Un comité consultatif,
« Advisory board », guidera toutes les actions menées par le ministère de l’Économie et du plan, financé par le Programme alimentaire mondial (PAM). Il s’agira d’actions interinstitu- tionnelles et interministérielles. La partie Sud de Madagascar, en guise d’exemple, symbolise la faim dans le pays. Mais toutes les régions en sont concernées.
D’après Herilanto Raveloharison, ministre de l’Économie et du plan, «  il s’agit de faire un diagnostic, de définir le trajectoire et de s’engager ».

Mamisoa Antonia