Les denrées alimentaires vouées à l’exportation doivent disposer d’un certificat de normalisation.

Normes et exigences internationales. L’Institut Pasteur de Madagascar (IPM)  prévoit de créer un laboratoire de micropolluant en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage ainsi que la Banque Mondiale. « Il y a un projet avec le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage et la Banque mondiale de créer un laboratoire de micropolluant ,insecticide et pesticide qui seraient destinés à analyser les denrées alimentaires destinées à l’exportation notamment les épices. Quand on envoie ce type d’aliment en Europe, les pays qui importent réclament  ce type de certificat car ils devaient être dans les normes. Avoir un laboratoire qui serait capable de détecter les polluants pour les agriculteurs pour les gens qui exportent ne ferait que du bien au pays », affirme André Spiegel, directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar, vendredi lors du lancement de programme de partenariats à Avaradoha.
Il poursuit que ce projet nécessite un matériel un peu plus coûteux. « Il y a du matériel qui a un coût important, l’appel d’offre du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage devrait être publié dans le mois qui arrive à ma connaissance. Il faut le matériel. On espère le recevoir en fin d’année 2018 si tout se passe bien dans le cadre de l’appel d’offre pour pouvoir être en mesure de réaliser ce type d’analyse ». À part les activités de recherche concernant les maladies transmissibles, ce projet vise à la normalisation des produits voués à l’exportation.
Plus de partenaires
Afin d’appuyer ce projet et tous les travaux de recherches menés par l’Institut Pasteur, il demande plus de partenaires pour soutenir ses différentes missions.
« L’Institut Pasteur n’est pas un institut qui tire des bénéfices. Nous devons toujours passer par le financement. Donc, nous devons demander aux bailleurs de fonds de nous appuyer financièrement. Nous montons des projets de recherches puis nous recherchons le financement des bailleurs de fonds pour réaliser les projets. Mais nous devrions également élargir nos bâtiments d’accueil et de recherches pour que ces bâtiments suivent les normes », explique Voahangy Rasolofo, directeur scientifique au sein de l’IPM. Onze entreprises donateurs ont adhéré dans ce programme.

Mamisoa Antonia