Afin de sécuriser le statut des enfants adoptés, quelques points sur l’ancienne loi régissant l’adoption ont été changés.

La nouvelle loi sur l’adoption d’enfant à Madagascar a été adoptée au niveau du Sénat, hier. Cette loi prévoit que «l’âge des enfants adoptables soit relevé de moins de 12 ans à moins de 15 ans» . L’âge limite des adoptants est, au minimum, de 30 ans et, au maximum, de 55 ans. L’article 70 de cette loi stipule aussi que «les adoptants et l’enfant doivent bénéficier d’un accompagnement par un travailleur social qui établit un rapport de suivi à l’attention du juge». Plusieurs points aussi ont été changés.
Les étrangers qui veulent adopter des enfants doivent résider à Madagascar durant cinq mois pour l’adoption plénière. Quant à l’adoption simple, les adoptants doivent avoir plus de 21 ans et les enfants qu’ils adopteront doivent  avoir moins de 18 ans. L’adoption intrafamiliale peut aussi s’effectuer, d’après les informations reçues.

Droits des enfants
Après 10 ans de l’application de la loi n°2005-014 relative à l’adoption et après de nombreux ateliers de réflexions, l’Autorité centrale de l’adoption malagasy (ACAM) a proposé un projet de réforme afin que l’institution de l’adoption, qui reste avant tout une mesure de protection de l’enfance, réponde au mieux aux aspirations nées de l’évolution de la société et de la conception de la famille. Il ne s’agit pas de changer totalement la loi existant mais de l’améliorer. L’objectif se focalise vers la sécurisation du statut et des droits de l’enfant adopté par un membre de la famille, selon le document reçu.
Onitiana Realy, ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme n’a pu s’empêcher de réagir et de souligner l’importance de l’adoption de cette loi. « Cet évènement coïncide avec la journée de clôture de la session parlementaire et du mois de l’enfance. Avec l’adoption définitive de cette loi, nous franchissons une étape importante en matière de protection de l’enfant. En résumé, dorénavant, en cas de nécessité, on doit rechercher des parents pour l’enfant, et non le contraire. Par ailleurs, la nouvelle loi propose aux couples désireux d’avoir un enfant sur le territoire malgache un dispositif plus souple mais en même temps plus sécurisé».

Mamisoa Antonia