La demande fléchit. Certaines stations-services  dans la capitale constatent une diminution de la demande en carburants depuis quelques semaines. La hausse continue du prix à la pompe s’avère l’une des raisons indiquées par les opérateurs pétroliers comme source du changement de comportement des consommateurs, surtout chez les particuliers. L’essence est la plus affectée par cette chute.
« Les automobilistes font des économies. Il y a deux semaines, nous avons constaté que la demande en carburant a diminué de l’ordre de 5% à notre station-service. Pour le super sans-plomb, la demande a fléchi jusqu’à 20%. Certains automobilistes n’utilisent leur voiture qu’en cas d’urgence car à part le temps  perdu dans les embouteillages, la hausse consécutive du prix des carburants, les pénalise », explique le gérant d’une station-service dans la capitale.
Les transporteurs essaient également de gérer leurs dépenses surtout ceux qui ont encore choisi de garder le frais de transport à 400 ariary.  « Depuis la hausse du prix à la pompe au mois de février, nous avons réduit à environ  5 litres le volume de carburant dans notre réservoir. Avant, en rentrant le soir nous avons une réserve de gasoil de deux à trois litres mais maintenant il ne reste plus qu’un litre et c’est dans la matinée que nous nous approvisionnons dans les stations sur notre passage », affirme Benja Rakotoson, un transporteur.

Sandra Miora Hafalianavalona