Fini la gabegie. Le ministère de l’Éducation nationale (MEN) et ses partenaires lancent la gestion participative et décentralisée des écoles primaires publiques (EPP), grâce au projet d’appui à la gestion participative et décentralisée de l’école ou TAFITA, financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Désormais, la gestion des caisses écoles n’appartient plus aux parents d’élèves ni aux directeurs d’école. Les autorités locales et la communauté toute entière sont mobilisées pour y participer, avec le programme participation collective pour une année de développement
de l’éducation de base ou « Farimbon’ezaka ho an’ny taom-pampandrosoana ny fanabeazana eny ifotony » (FEFI).
« Il n’y avait pas de transparence dans la gestion des subventions dans les EPP, auparavant. Grâce au FEFI, la bonne gestion des caisses écoles n’attendra plus l’audit du ministère central », explique le Dr Todisoa Andriamam­pandry, directeur général de l’Education fondamentale et de l’alphabétisation (DGEFA) au sein du MEN, hier.
Cette gestion participative et décentralisée est accompagnée par la mise en place du projet d’établissement contractualisé (PEC). Tous les établissements doivent avoir des projets qui justifieront l’utilisation des fonds. « Ce seront des projets décidés au niveau des membres du FEFI, élus dans une assemblée générale. Il peut s’agir de la création d’une cantine scolaire ou d’un jardin scolaire, selon la priorité au niveau de chaque établissement », poursuit le DGEFA.
Selon ce responsable du MEN, les établissements qui n’ont pas de projet ne pourront pas bénéficier de subventions.

M.R.