« Je soutiens le projet que Blue Ventures met en œuvre à Maintirano. Actuellement, il n’y aucun respect des règles environnementaux dans les îles Barren. Les ressources se raréfient davantage ». C’est avec ces propos que le ministre de la Pêche et des ressources halieutiques, Ahmad, a répondu aux critiques lancées par certains locaux par rapport au projet de création d’une nouvelle aire marine protégée sur ces îles. C’était hier à Ambohibao, en marge de la déclaration de patrimoine qu’il a effectué avec d’autres hauts responsables du ministère.  Selon ses propos, ce projet va conduire à une meilleure gestion des ressources.
Pêche règlementée
Des nouvelles règles seront en place une fois la zone protégée. « Cet archipel contient de nombreuses ressources dont le Fano, une variété de tortue. Avant, cette ressource était abondante, ce qui n’est plus le cas actuellement. Il faut donc protéger la zone, après, on pourrait voir les aspects techniques pour l’exploitation, des règles claires seront mises en place. Ce projet apporte son soutien à la protection de nos ressources », poursuit le ministre. Ce haut responsable n’a pas manqué de pointer du doigt des hautes personnalités, principaux consommateurs de cette ressource. « Les simples citoyens ne sont pas les principales sources de ce fléau. Quand les pêcheurs sont éduqués, ils suivent les règles établies. Ce sont surtout ceux qui disent avoir des relations en haut lieu qui en est à l’origine. Mon message et ceux de mes collaborateurs est clair. Il ne faut pas avoir peur de ceux qu’ils appellent protecteurs », indique toujours le ministre Ahmad.
Pour l’ensemble du secteur, le ministère prévoit de mettre en place une pêche bien règlementée pour mettre fin à la gabegie. Des actions ont déjà été menées dans ce cadre comme la mise en place d’un arrêté régissant l’exploitation du corail noir. La réforme des textes règlementaires va se poursuivre. Pour le moment, les actions du ministère sont limitées à cause des lacunes sur les textes en vigueur.
« Nous sommes en train de préparer les lois qui régissent le secteur pour que les populations profitent des ressources. Maintenant les actions sont souvent limitées aux interdictions », conclut le ministre.
Lanto Razafindramiadana