Le rideau à peine tombé sur la 24e édition  du Festival Donia, le Cofestin prépare déjà la prochaine. Un quart de siècle se célèbre avec faste.

Ce sera un évènement inédit. À peine la 24e édition de Donia se termine-t-elle que déjà le Comité d’organisation du  festival de Nosy Be (Cofestin) est à pied d’œuvre pour préparer la suivante. Car un quart de siècle mérite d’être célébré avec dignité, l’année prochaine.  Vingt-cinq ans après sa naissance, le festival Donia, de par  sa pérennité, reste l’un des plus importants du genre dans l’océan Indien.
Selon le bilan provisoire présenté par Sanna Vicenzo, l’actuel président du comité, le bilan de la 24e édition a été assez positif par rapport aux éditions précédentes, mais moins rentable par rapport à celle de 2016. En effet, l’objectif de fréquentations n’a pas été atteint cette année. Sans doute à cause du Ramadan, période durant laquelle les Musulmans ne peuvent pas assister aux spectacles nocturnes car ils doivent rester chez eux pour la prière et pour l’«Iftar». Sans parler de la conjoncture économique actuelle qui a eu un impact sur l’attitude des consommateurs.
Un concours de circonstances semble d’ailleurs avoir desservi Donia. Tel le festival « Sômaroho » qui a mis les noctambules dans l’embarras du choix. La finale de la Champions ligue opposant les équipes de Real Madrid et de Juventus a également contribué à la baisse du nombre des entrées du samedi. Mais surtout, l’organisation a oublié que le choix des artistes joue un rôle important dans la motivation des spectateurs.

Attaque médiatique
Dans un entretien, le président fondateur de Donia a déclaré que le Festival n’a pas un but lucratif, car les bénéfices obtenus sont  destinés à financer des œuvres sociales. « Avec ce que nous venons de gagner, nous soutiendrons la préfecture de Nosy Be dans les festivités du 26 juin. Nous comptons aussi offrir des cadeaux aux lauréats des examens officiels et de  réparer certaines parties du  stade municipal d’Ambodivoanio.»
Certes, pour l’instant l’évènement annuel n’a pas encore totalement perdu de sa vitalité, mais ces derniers temps, l’évènement est  devenu la cible d’une attaque médiatique à travers des articles, vidéo et photos publiées sur facebook et dans un quotidien national. Les membres du Cofestin les ont qualifiés de faux et diffamatoires. Pour eux, la campagne est menée dans l’unique but de nuire au festival Donia de Nosy Be, devenu patrimoine culturel de Madagascar. « Ces articles n’ont pas traité le festival ou son organisation, mais nous ont critiqués sur des faits non réels tels que les tas d’ordures abandonnés par les 60 000 spectateurs avant le nettoyage du  stade… »
« Le Cofestin a employé plus de vingt personnes qui, pendant trois jours, ont nettoyé le stade et l’ont, au final, laissé plus propre qu’avant le festival. En outre,  cette année, les détenus de la prison de Nosy Be ont été appelés en renfort, aux frais du comité, pour accélérer le nettoyage, en vue des entrainements pour le match de football de vendredi », conclut il. Il a rappelé, en passant, que le stade d’Ambodivoanio a été clôturé en dur par Donia. Toutes les infrastructures du stade ont été construites par Donia (portail métallique, tribune, toilettes, loges pour les sportifs et la rue derrière le stade.
Enfin, le ministère de tutelle, par le biais du ministre Roland Ratsiraka, est fier de s’associer à cette grande fête qui génère des emplois et des recettes touristiques importantes.

Raheriniaina