Samoela a donné un concert  plus que magistral au Dôme Ankorondrano vendredi dernier. Un avant-goût du grand rendez-vous à Antsahamanitra pour le mois prochain.

L’enfant terrible de «Bandy akama» a pu encore une fois drainer du monde vendredi dernier, dans la grande salle du Dôme Ankorondrano. Un caractère et une présence scéniques qui n’étonnent plus ses admirateurs. Samoela régit le spectacle avec sa guitare. En une soirée, il a repris tous ses meilleurs succès pour le plaisir des yeux et des oreilles de l’assistance. On notera tout particulièrement une ardente « Sexy girl » à grands coups de guitare. L’instrument a résonné à tel point qu’un amplificateur sonore aurait été inutile. S’en sont suivis les « Hafaliana », «Kofa tia, taraiky» qui ont fait trembler les murs du Dôme, tout en incitant le public à chanter en chœur. Tous les morceaux contenus dans les albums « ‘Ty et Bandy akama » ainsi que les anciens titres ont été joués.
Avec lui, l’ambiance est toujours explosive. Quelques minutes avant le concert, les habitués des lieux ont eu du mal à trouver une place. Car quand ce grand monsieur est à l’affiche quelque part, c’est toujours à guichets fermés quelques heures avant le spectacle.

Homme de paroles
La soirée a été plus que réussie. L’assistance n’a vidé les lieux qu’à une heure tardive, avec mélancolie mais très satisfaite. Beaucoup se rappelleront agréablement ce concert tenu au Dôme Ankorondrano.
Samoela fait partie de ceux qui portent un nouveau souffle dans le milieu musical malgache depuis une dizaine d’années. Avec son inspiration de « révolte des jeunes », il a toujours dit tout haut ce que les autres pensent tout bas, évoquant des sujets brûlants de la société dans le quotidien. Derrière le masque du provocateur se cache un excellent parolier, balançant entre tradition folk et modernité, dont les thèmes relèvent surtout du vécu. L’originalité de son style et son franc parler l’ont rapproché de son public, et lui ont valu la reconnaissance de ses pairs. Toujours au top de sa forme, ce « Bandy Akama » continue de caracoler dans le cœur des Tananariviens.

Sitraka Rakotobe