Une révolution. Une nécessité si l’on s’en tient à la déclaration de la Confé­rence des évêques de Madagascar (CEM), publiée mercredi. Une révolutiondans le sens de la refondation.
De traduction libre, le CEM a, entre autres, déclaré qu’« il n’y a plus lieu d’alerter. Ce dont on a besoin, c’est d’un changement radical de principe ». Une nouvelle fois, la Conférence épiscopale n’est pas tendre face aux errances des acteurs de la société malgache, particulièrement, des tenants du pouvoir. Seulement, cette fois-ci, elle réclame que les changements requis pour soigner les maux de la société soient concrétisés.
« Les raisons de cette situation ne sont autres que les mensonges et dépravations
qui submergent la vie publique jusqu’à étouffer la voix des personnes justes. L’argent dicte tout et devient un Dieu que l’on sert jusqu’au sommet », ajoute la Conférence des évêques. Le CEM n’épargne personne dans ses remontrances.
Des hommes d’église, le CEM requiert une remise en question quotidienne et une exemplarité dans les mots et le comportement. Rapportant les défaillances, les illégalités, la corruption, les comportements arbitraires et les abus rencontrés dans plusieurs domaines publics, la Conférence épiscopale interpelle particulièrement les départements ministériels que sont la Santé publique, l’Éducation nationale, la Défense nationale, la Sécurité publique, ceux des Mines et de la Justice.
À l’endroit des élus et autres acteurs politiques, le CEM, a fustigé le non respect des engagements pris devant la population.

Garry Fabrice Ranaivoson