La commune urbaine d’Antananarivo (CUA) affirme sa volonté de confier la contre-visite technique des transports publics, à des sociétés privées. Les textes y afférents auraient été envoyés à la Préfecture de police, pour le  contrôle de légalité et passeront devant les conseillers municipaux, pour être appliqués en décembre. « Ce n’est en aucun cas une privatisation. Le but, c’est de déléguer à cinq, à huit sociétés privées le contrôle de conformité des transports publics, pour éviter la « corruption » qui gagne du terrain»,  a soulevé Jean Gabriel Harrison, premier adjoint au maire de la CUA, hier.
Ce texte indique, entre autres, que les taxis-ville sont obligés de se soumettre à une contre-visite technique quadrimestrielle, effectuée par les « ingénieurs et techniciens en mécanique » des sociétés avec lesquelles la CUA collaborera. Le coût de cette visite s’élèverait à 79 520 ariary, dont le contrôle technique à 30 000 ariary, la licence à 27 000 ariary, le droit de stationnement à7 000 ariary. Ces « ingénieurs et techniciens » vérifieront point par point, l’état du véhicule. Au total, 104 points, à savoir, le moteur, les vitres, les chaîses, seront à contrôler sur un véhicule et aucune erreur ne sera acceptable. Jean Gabriel Harrison soutient que les taxis en mauvais état sont à éliminer.
Ce numéro deux de la CUA ajoute qu’un appel à manifestation d’intérêt s’effectuera, ultérieurement, pour appeler les particuliers intéressés à ce partenariat. Une source proche du sujet confie, par contre, que des rencontres ont déjà eu lieu entre la CUA et les sociétés privées qui prétendent à l’offre.

Miangaly Ralitera