Le président de la République a exprimé le souhait d’intégrer Madagascar dans la ceinture économique de la Route de la soie.

Gigantesque. C’est le qualificatif choisi par les différentes publications concernant le projet titanesque de Xi Jinping, chef d’État chinois, de mettre en place une Ceinture économique de la Route de la soie. Un plan économique et commercial dont, Madagascar, veut faire partie, selon Hery Rajaonari-mampianina, président de la République.
« (…) les perspectives de libéralisation accrues et de création de zones de libre-échange plus vastes en Asie, sous l’impulsion de la Chine, offriront une opportunité de partenariat et de croissance attrayante pour les pays membres de ces zones mais, aussi, pour les autres pays partenaires comme les pays africains. (…) de par la situation géographique de la Grande île dans l’océan Indien elle constitue un carrefour stratégique et ambitionne de devenir le pays qui peut jouer un rôle de pont entre les deux continents. C’est dans cette optique que, Madagascar, souhaite intégrer le programme Ceinture économique de la Route de la soie », a déclaré le locataire d’Iavoloha, dans son allocution au forum asiatique de Boao, samedi.

Trait d’union
Selon certains articles qui traitent le sujet, la nouvelle route de la soie que veut mettre en place la Chine est une manière de rebooster sa croissance qui est relativement en berne ces dernières année et consolider son pôle position sur l’économie mondiale. Certes, mais, comme l’a dit le président Rajaonarimampianina, elle profitera, aussi, aux pays qui en feront partie.
« Pour la première fois de son histoire, le gouvernement communiste cherche à exporter son modèle de développement. Comme à son habitude, le régime mise sur des investissements massifs dans les infrastructures, les routes, les ports et les chemins de fer, à domicile et à l’étranger, pour accélérer le développement industriel dans toute la région», indiquai radio Canada, sur son site web, en juin 2016. Sur le site du ministère des Affaires étrangères chinois l’on parle « d’interconnexion des infrastructures ».
À l’instar de certains États d’Europe centrale, riverains de la Chine, les « 8000 milliards de dollars », à investir sur 10 ans, serviront surtout à financer de gros projets d’infrastructures. La voie maritime qui concernera Madagascar est  le souhait déclaré publiquement par le locataire d’Iavoloha, lequel trouve écho auprès des décideurs chinois. Si l’on s’en tient aux propos de Wang Yi, chef de la diplomatie chinoise, lors de sa visite dans la Grande île, en janvier, le souhait présidentiel a des chances d’être exaucé.
« Madagascar, prolongement naturel de la route de la soie maritime. (…) Dans l’avenir, nous allons renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de l’infrastructure et la capacité de production industrielle, faire valoir nos atouts géographiques, et nos ressources naturelles particulières, pour en faire un pays important et un trait d’union de cette autoroute avec les pays africains », avait déclaré le membre du gouvernement chinois.

Garry Fabrice Ranaivoson