Afin de pouvoir s’attaquer à des marchés d’envergure continentale, les produc­teurs bénéficieront de deux jours de séance de renforcement de capacité.

Renforcement. L’ouverture officielle de la formation des opérateurs économiques au sein du Comesa Business Council (CBC) a été annoncée hier à l’hôtel Carlton Anosy. Elle fait suite à la signature de l’accord tripartite sur la zone de libre échange (ZLE), regroupant les blocs économiques du Comesa, de la Communauté de l’Afrique de l’Est ainsi que de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (Sadc).
L’évènement se présente comme étant une fenêtre d’ouverture pour les acteurs économiques du pays dans cette zone de libre échange.

Norme et qualité
« C’est une occasion qui se présente à nous pour renforcer nos capacités en matière de production, de transformation et surtout d’échange commercial », a souligné Nourdine Chabani, ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé.
« On n’a de cesse de dire que Madagascar a du potentiel, cependant, dès lors que nous n’avons ni les compétences ni le marché pour l’exploiter, les efforts seront vains », a-t-il enchaîné.
Raison pour laquelle cette initiative de formation a été initiée pour les opérateurs économiques du secteur privé, afin que ces derniers puissent fournir un service et des produits de qualité, suivant les normes requises dans ce marché de libre échange. « Ces normes seront surtout axées sur la qualité sanitaire et phytosanitaire des produits alimentaires que ces opérateurs proposeront sur ce marché d’envergure », a expliqué le secrétaire général du CBC.
Par ailleurs, les relations B to B entre les producteurs et les acheteurs seront aussi abordées durant ces deux jours de renforcement de capacité, initié par le Comesa Business Council. Sans oublier la collaboration avec la Commission de l’océan Indien (COI) afin d’élargir au maximum la zone de marché exploitable pour ces opérateurs nouvellement formés.
« Tout a été fait pour faciliter et valoriser les activités des opérateurs, en leur attribuant le certificat HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point), qui n’est autre qu’une méthode de maîtrise de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires suivant les normes internationales », a conclu le secrétaire général du CBC.

Harilalaina Rakotobe