Des suspicions de peste auraient causé des morts à Befotaka Atsimo. Des éléments du ministère de la Santé publique ont été dépêchés sur cette zone non pesteuse.

Alerte dans la région d’Atsimo Atsinanana. Des autorités du district de Befotaka Atsimo et du district de Midongy Atsimo ont signalé des décès suspicieux dans la commune d’Inosy Ambalarano, district de Befotaka Atsimo, dans la région d’Atsimo Atsinanana, en cette fin de semaine. Les victimes présenteraient les mêmes symptômes, à savoir des ganglions, comme ceux de la peste bubonique.

La statistique exacte des personnes décédées échappe à ces sources. Le commandant de brigade de la
gendarmerie de Befotaka Atsimo, une source fiable, a indiqué deux décès. « Notre élément n’a pas vu ces corps, on les en a informés, mercredi », précise une source de la gendarmerie.
Une autre source à Midongy Atsimo, le district le plus proche du lieu du drame, a indiqué des dizaines de décès, en deux mois. « Cela fait deux mois que nous avons entendu parler de personnes décédées pour des causes peu connues à Ambalarano. Les habitants de cette commune qui viennent faire leurs achats à Midongy Atsimo en parlent, mais ils croient que c’est dû à la sorcellerie », explique-t-on.

Intervention du central
Cette source de continuer qu’un homme, présentant des ganglions au niveau des aisselles, est venu pour une consultation dans un centre de santé à Midongy Atsimo, la semaine dernière. Selon cette source « Il n’y a pas de centre de santé à Ambala­rano, c’est ici que ses habitants se font soigner. Le résultat du test de diagnostic rapide a indiqué que c’était de la peste. Il devrait être pris en charge, sauf qu’il s’est enfui de l’hôpital ».
Maroriky, député du district de Befotaka Atsimo, quant à lui, a rapporté une dizaine de morts. Ces
chiffres venaient des éléments de la sécurité civile de cette petite commune qui l’a informé de ce drame, il y a quatre jours.
Pour l’instant, tout est flou en ce qui concerne la cause de la maladie et le nombre exact de morts.
Des équipes du ministère de la Santé publique et de l’Institut Pasteur de Madagascar ont été dépêchées sur place. Ils ont quitté le central, samedi, avec tous les intrants nécessaires pour diagnostiquer les causes des décès et pour traiter les malades. Ils ne seraient sur place que mardi. « C’est une zone très enclavée et inaccessible. Ces équipes, composées d’une vingtaine de personnes devront parcourir une trentaine de kilomètres à pied avant d’arriver sur les lieux, dans ce district classé zone rouge », explique le Dr Maherisoa Ratsitorahina, directeur de la Veille sanitaire et surveillance épidémiologique du ministère de la Santé publique.

Miangaly Ralitera