Beaucoup de districts et de communes n’ont pas encore accès à l’eau potable. « Le ministère de l’Assainis­sement, de l’eau et hygiène se déconcentre sur les 22 régions mais il n’existe pas encore de services déconcentrés dans les districts. Nous devons mettre en place alors des services techniques de l’eau et de l’assainissement et hygiène au niveau des communes », préconise Lovy Rasolofomanana, directeur-pays de WaterAid à Madagascar.
Le responsable suggère que Madagascar mette en place la décentralisation budgétaire sur ce volet afin d’atteindre l’accès universel en eau, assainissement et hygiène (EAH). C’est pourquoi WaterAid  vient de lancer le projet Fandio Rano (Fandre­sen-dahatra iombonana hisian’ny rano ampy ho an’ny rehetra), la semaine dernière, qui vise à renforcer la société civile et à contribuer à l’amélioration de l’accès en EAH dans six communes de la région Analamanga dont Soavina, Anosizato Andrefana, Anosiala, Ambohidratrimo, Ankazobe et Manjakan­driana. L’Union européenne a financé ce projet.
« Le financement dans le domaine de l’eau et assainissement est très bas car il s’élève à 9 millions de dollars alors que notre besoin est de 20 fois plus », déplore Lovy Rasolo­fo­manana .
Le responsable rassure : des blocs sanitaires ont été mis en place au niveau des communes qui jouissent du financement de ces deux partenaires, en plus de la mise en place des infrastructures d’accès en EAH.

Fanomezana Rasolomahery