Samedi, Français et Malgaches se sont donné rendez-vous pour commémorer l’Armistice de 1918 et rendre hommage à tous ceux qui sont morts pour la France.

Comme chaque année, les Français d’Antsiranana n’ont  pas manqué de commémorer l’Armistice qui  a mis  fin à la  première Guerre mondiale et qui fêtera son centenaire l’année prochaine. Dans la matinée de  samedi,  Français et Malgaches ainsi que des associations d’anciens combattants  ont  été réunis à Antsiranana, devant  le Monument  aux morts du cimetière militaire français à Tanambao, car la Grande Guerre a été l’une des plus meurtrières  de l’histoire des hommes. Un terrible conflit qui,  en quatre ans, de 1914 à 1918, mobilisera et  engagera  plus de 65 millions de personnes et  fera plus de 10 millions  de morts.

Car la  barbarie de ce conflit a touché la quasi-totalité  de notre planisphère. C’est pourquoi,  ensemble, ils ont naturellement  accompli leur devoir de mémoire pour rappeler cette période particulièrement  sombre de l’histoire des hommes et  pour contribuer à conserver, à entretenir le souvenir et  la mémoire de tous ces frères d’armes disparus.

« Aujourd’hui, plus aucun survivant  de ce conflit ne peut  témoigner de l’idéal qui  animait  ces hommes, de la  dureté et de la violence des combats pendant ces quatre longues  et  dures années, déclare Daniel Lozes.

Abnégation

Aussi le devoir  de mémoire  nous  amène régulièrement  à nous  interroger  sur  ce qui  a permis  à nos soldats  de tenir, de faire preuve d’un courage  et  d’une  abnégation sans  pareille », dit-il, rendant hommage à ces nombreux héros anonymes.

Le consul honoraire  de France, accompagné du secrétaire général de la  préfecture d’Antsiranana et des deux commandants de la région militaire et  de la  circonscription régionale de la  gendarmerie, a déposé des gerbes devant  le monument. Outre les remerciements adressés aux élèves du  Collège Français  qui  ont  entonné les deux hymnes nationaux  de  nos deux pays et  aux représentants  des anciens combattants pour leur implication  dans l’entretien des cimetières militaires, Daniel Lozes a saisi l’occasion  pour rappeler la valeur des 41 000 soldats malgaches qui  ont  soutenu leurs pairs  français  dans  les efforts, les difficultés et  les souffrances de la guerre. « Beaucoup d’entre eux ont  donné leur sang et  leur vie à la France. Fauchés par  le feu  ennemi, plus  d’un quart  d’entre eux, 11 000,  ne revinrent  pas à Madagascar », ajoute-t-il,  en citant  le 12e bataillon.

Raheriniaina