Quatre mois après le passage du cyclone Enawo, des emplois temporaires « argent contre travail » ont été créés. L’objectif consistait à nettoyer la plage de la capitale de la vanille.

Relever au plus vite une ville sinistrée. Des centaines d’emplois temporaires « argent contre travail » ont été conjointement créés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la commune urbaine d’Antalaha, au bénéfice des victimes du cyclone Enawo du 8 mars dernier.

Ainsi, à partir du 29 mai et pour une durée de 32 jours, 350 hommes et femmes âgés de 27 à 60 ans ont effectué le nettoyage de la plage suivi du tri et du recyclage de près de 170 000 tonnes de débris. Chacun d’entre eux a touché 5 000 ariary à titre de salaire par journée de travail. Ce revenu immédiat aide ces personnes vulnérables à acheter de la nourriture et à subvenir aux besoins de base. Cinq mille ariary par jour de travail sont également épargnés au sein d’une institution financière et seront disponibles aux bénéficiares à la fin des travaux pour qu’ils puissent renforcer leurs activités génératrices de revenu.

Les bénéficaires ont été sélectionnés sur des critères de vulnerabilité, identifiés par les chefs fokotany dont, entre autres, les femmes cheffes de ménages, les représentants de familles ayant des enfants de moins de 5 ans ou des personnes handicapées, ou encore les personnes dont les habitations ont été détruites par le passage d’Enawo.

Trois volets

Des milliers de troncs d’arbre, branches et autres débris de bois mêlés à de cadavres d’animaux ont échoué sur 7 km de plage d’Antalaha. Tout cela a présenté un vrai risque sanitaire pour la population et a limité l’accès à la mer. Ainsi, les zones portuaires et de pêche ont été les premières à être nettoyées afin de permettre l’accessibilité pour ceux qui ont des activités liées à la mer.

Ce projet inclut également la transformation en compost des débris végétaux pétrissables à des fins de fertilisation des champs de vanille. Les débris non pétrissables serviront quant à eux de bois de chauffe.

Recueilli par Prosper Rako