Les corps sans vie de deux frères jetés dans l’Ikopa ont été remontés à la surface, hier matin vers 6h 30 en bas du pont d’Ampasika.

Découverte macabre. Deux frères d’une trentaine d’années auraient été assassinés et jetés dans le fleuve d’Ikopa, dans la nuit de dimanche à hier, selon les témoignages des riverains. À Ampasika, un passant a remarqué l’un des corps flottant dans l’eau et a alerté le fokonolona. Les cadavres ont été repêchés à l’aide d’une pirogue en bas du pont. Eveillés, la police, la gendarmerie d’Itaosy et un médecin se sont rendus sur les lieux pour les secours. L’examen médical effectué sur place a confirmé que les blessures que présentaient les victimes sur la tête étaient à l’origine des décès. « Ils ont la même trace de violence sur le haut du corps qui saigne encore», a précisé un policier. Leurs habits, un téléphone et un bracelet en argent, ont été encore retrouvés sur eux. Il ne leur manquait que les cartes d’identité nationale.
Ces victimes étaient frères et vivaient dans le fokontany d’Ampasika. Les éléments des forces de l’ordre ont attendu les agents du bureau municipal d’hygiène (BMH) pour acheminer les corps à l’institut médico-légal afin d’ être autopsiés.

Dépouillés
Entre-temps, l’enquête a démarré après l’appel à témoins et la collecte de renseignements. Vers midi, les sapeurs-pompiers ont arrêté de chercher le long du fleuve. « On nous a également signalé deux autres individus morts noyés près de l’endroit de la découverte macabre, mais n’avons rien trouvé », a indiqué le capitaine Randrianari­soa, commandant de compagnie, officier de l’organisation de secours (orsec), joint par téléphone hier.
Selon une source proche de l’enquête, les deux victimes auraient circulé à moto sur la route digue et seraient tombés dans le piège de détrousseurs. « Ces derniers les ont battus à mort et les ont balancés dans le fleuve avant de repartir avec leur scooter, ont raconté certains de nos interlocuteurs », a relaté un enquêteur de la police. Pour autant, les circonstances de cette supposition de vol suivi de meurtre restent floues, selon toujours les explications reçues.
Deux cas de noyades et découvertes macabres ont été constatés dans l’Ikopa, au pont d’Ampasika en l’espace de deux semaines. Il s’est avéré à la suite de l’autopsie que la première victime avait été également assassinée, a rappelé un enquêteur de la brigade criminelle, hier lors d’un entretien à Anosy.

Hajatiana Léonard