Un homme de 19 ans a été assommé et poignardé à mort par trois membres d’un gang, à Ampangabe-Anosipatrana, dans la nuit de vendredi.

Scène d’horreur. Un jeune homme de 19 ans a été mortellement poignardé par trois membres d’un gang d’Anosipatrana. Les faits se sont déroulés dans un coin obscur près d’une école chrétienne à Ampangabe, dans la nuit de vendredi. La victime assommée s’est fait dérober son argent. Elle a essayé de continuer son chemin, mais est tombée par terre, à quelques mètres du lieu de crime, selon les informations recueillies.
À bout de forces, le jeune homme a gémi et a appelé au secours. Un voisin est sorti. « Tu dois mourir puisque tu nous connais. C’est ce que les tueurs lui ont dit, d’après ce qu’il m’a raconté », a indiqué le secouriste. La victime n’a pas survécu à ses blessures. Sa famille et les habitants du quartier ont été alertés. Une fois sur place, ils ont trouvé le jeune homme qui gisait déjà inanimé au sol. « Nous avons pratiqué des manœuvres de réanimation, mais en vain », se désole les voisins. Les gangsters ont disparu dans les labyrinthes du quartier.
Aucun suspect n’a été arrêté. « Nous n’avons pas été prévenu de ce meurtre. C’est la brigade criminelle(BC1) saisie de la découverte macabre qui s’en occupe », a précisé le chef du poste avancé de la police d’Ilanivato.

Butin
Interrogé sur les faits, le Chef BC1 non plus n’a pas été tenu informé de ce vol suivi d’assassinat. Les proches de la victime ont révélé qu’une plainte a été déposée, hier à Anosy.
Les bandits auraient ciblé le salaire du jeune homme, alors qu’il l’avait touché jeudi, d’après les premiers éléments de l’investigation. « La victime, originaire d’Ambatondra­zaka, travaillait dans le Groupe Vidzar et elle avait déjà perçu sa rétribution jeudi », a signalé un proche. Le malheureux  cohabitait avec sa sœur. La dépouille a été acheminée à Alaotra-Mangoro après son examen par le médecin légiste du bureau municipal d’hygiène (BMH).
Ce gang d’Anosipatrana a fait grand bruit ces derniers mois, selon un enquêteur de la BC. Une course-poursuite opérée par les policiers du service antigang (SAG) suivie des coups de feu s’était déjà produite dans les dédales d’Ampangabe au début de novembre. « Nous préférons donc travailler dans la discrétion pour parvenir à démanteler cette association des malfaiteurs », a souligné le même interlocuteur.

Hajatiana Léonard